March 10, 2010

Star est du féminin

6d30ea07076b513267c5126e1ada66d54b348b0d50ba8Voici le nouveau Mister France 2010 dont je vous parlais hier. Il n'a plus cette coupe johnnydeppienne, on lui a fait quelque chose d'un peu plus moderne, mais avouez que question pecs et abdos, ce garçon nous fait honneur. Franchement, ça fait plaisir de voir que le jury, pour une fois, s'est laissé tenter par la beauté et le sex appeal au lieu de nous sortir un mec aussi improbable que le dernier Mister Gay Monde.
Hier soir, nouvel épisode de la Nouvelle Star. Bon, ce que j'en ai dit l'autre fois demeure valable. Je me pose quand même une question : on nous a montré une pompière de 1m50 qui avait été chassée de sa caserne à cause de sa taille; on la voit ensuite en famille, avec son copain qui paraît persuadé qu'elle va gagner; puis elle passe devant le jury, chante assez médiocrement, se fait allumer à juste titre par Manoeuvre, éclate alors en sanglots en geignant que c'est son deuxième rêve qui se brise… La question que je me pose, c'est : quand a-t-on filmé les scènes de famille ? Ils ne font tout de même pas un reportage sur TOUS les concurrents avant qu'ils ne se présentent. Il paraît logique qu'ils le fassent APRES le passage devant le jury; mais alors, je vois mal la nana sanglotante ravaler ses larmes pour jouer la comédie… Tout ça ne me paraît pas très clair, mon cher Watson…
Bon, hier, il n'y avait pratiquement pas un seul mec valable, et je ne parle même pas sur le plan physique. Apparemment, il n'y a plus que les filles qui s'intéressent à la chanson. Remarque, si c'est pour nous dégoter un nouveau Biollay, un nouveau Raphaël ou un nouveau Delerm, ce n'est pas la peine, merci bien, on a donné. En tout cas, ce n'est pas encore cette année qu'on aura le bonheur de voir un petit mec aussi beau que Gaël d'il y a trois ans… Tant pis, on se fera une raison en se repassant Susan Boyle.
J'ai regardé hier après-midi "Nelly & M. Arnaud", de Sautet, avec E. Béart et M.Serrault. C'est vraiment du cinéma français en pleine forme, ça nous change de ces films à demi écrits, incomplètement tournés, joués à la louche avec Kad Merad au générique. Ca nous change surtout de Luc Besson, Dieu merci !

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March 9, 2010

Le cinéma nous rend meilleurs

louislasalle-03L'ennui, c'est que notre meilleuritude, comme dirait Ségo, ne dure qu'une heure et demie. Dès qu'on quitte son fauteuil ou son canapé, on redevient soi-même, c'est-à-dire pas grand chose. J'ai revu hier soir sur Canal le film de Philippe Lioret, "Welcome", avec un excellent Vincent Lindon, que je n'aime pas hors écran mais qui est tout de même l'un de nos meilleurs acteurs, je le reconnais. Bien sûr, quand on voit le charmant jeune Kurde qui ambitionne de traverser la Manche à la nage (normal, non, pour un SDF, de faire la Manche…), on se dit que si qu'on habiterait Calais, rien qu'on l'aurait aidé, nous aussi. Après tout, il est mignon tout plein, s'il n'est pas vraiment beau (avec un joli petit cul dans son maillot noir, ce qui accroît l'envie d'hébergement, sait-on jamais ?), et puis, il cherche à rejoindre la fille qu'il aime et que l'on va marier à un homme plus âgé et plus riche (la beauté passe, gamine, le fric demeure). Mais si, par exemple, il avait ressemblé à l'un de ces autres types dans la file d'attente, par exemple au copain avec qui il dort quelques nuits chez Lindon ? Je ne suis pas sûr que là, notre toute nouvelle bonté, notre générosité toute neuve, notre compassion récente nous incitent à lui venir en aide. Peut-être une phrase murmurée du genre : "C'est bien triste tout ça… Je vous aurais bien pris chez moi, malheureusement c'est tout petit, et puis j'héberge ma vieille mère malade, le coeur, vous savez, et la présence d'un inconnu, ça pourrait la tuer… Allez, tenez, voilà 5 euros et bon courage, la Manche, c'est juste au bout de la rue…" Ouais, bon, on n'est pas des types merveilleux, mais faut reconnaître qu'on n'a pas non plus un scénariste et un directeur de casting à notre disposition.

Vu, hier soir, sur Canal, le plateau du Grand Journal envahi par les femmes, vu que c'était le jour où on n'a pas le droit de leur taper dessus. D'un grand gâteau de carton pâte est surgi un très beau garçon, Mister France 2010. Un peu rouquin, beau sans excès, l'air con sans exagération, et très bien foutu, des pecs et des abdos qui font honneur à notre pays. Les jurys de ce genre de concours à la con auraient-ils enfin du goût ? Malheureusement, cela arrive un peu tard en ce qui me concerne…

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March 8, 2010

And the Oscar goes to…

mar11-bJ'ai regardé la cérémonie des Oscar, hier soir, sur Canal. Luc Besson en était l'invité d'honneur. Je ne sais pas pourquoi, mais ce mec m'exaspère. Je lui trouve un côté beauf, assez gros con, quand même. Bon, il a fait quelques assez bons films, mais franchement rien de bien subtil. Un peu gros doigts, comme on dit à la Réunion.
Je n'aime pas non plus beaucoup Laurent Weil. Je n'arrive pas à me convaincre que ce mec aime le cinéma. Ou plutôt si, il aime le cinéma en tant qu'industrie, et les acteurs parce que ce sont des célébrités, mais il ne donne pas l'impression d'aimer les films, et le cinéma en tant qu'art. Je crois que je ne lui ferais jamais confiance pour aller voir un film. Quand il en évoque un, on le sent davantage fasciné par le budget et le casting. Il a pourtant l'air de s'y connaître. Je crois qu'il aurait fait un excellent candidat pour Monsieur Cinéma, qui accueillait des mecs qui savaient tout sur le cinéma, mais qui étaient incapables d'apprécier les films en tant que tels.
Besson était là en partie pour nous parler d'Adèle Blanc-Sec, son prochain film. On n'en a vu que de très courts extraits, mais ça m'a paru fortement inspiré par Jeunet.
Les propos des remettants et des lauréats étaient traduits par un mec qui parlait d'une voix monocorde et qui avait toujours une phrase ou deux de retard. Je sais que ce n'est pas facile de faire de la traduction simultanée, notamment quand les invités font de l'humour, mais il n'y a rien de plus frustrant que d'entendre rire le public et ne pas comprendre pourquoi en entendant la traduction. Or, comme le mec traduit en même temps, impossible d'entendre la version originale. Il ne serait pas possible de laisser le direct sans traduction, puis d'inclure des sous-titres pour une version ultérieure ?
Hier soir, j'ai vu Refuge de François Ozon. Isabelle Carré est parfaite, à son habitude. Elle est accompagnée d'un charmant garçon, Louis-Ronan Choisy, qui est chanteur à ce que j'ai compris, et qui est vraiment séduisant. Il m'est même arrivé de le désirer, par instants. Je me demande si je n'ai pas parfois des goûts contre nature. Contre ma nature, je veux dire.

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March 7, 2010

Bloc-notes

chaine_08Je viens de lire un livre de la journaliste Raphaëlle Bacqué sur les différentes premiers ministres de la Cinquième République - du moins, ceux qui sont encore en vie, ou qui l'étaient au moment où le livre a été rédigé. Pratiquement tous, sans exception, décrivent leur passage à Matignon en disant la même chose : "Quand je suis arrivé à Matignon, les finances de la France étaient au plus bas… Le jour de mon départ, j'avais réduit le déficit de la France de plus de la moitié, c'est ma seule fierté." On comprendra que cette partie-là n'est pas la plus intéressante. Non, le plus passionnant, c'est la description de leurs rapports avec le président. Notamment ceux qui ont travaillé, de leur plein ou de leur demi gré, avec Mitterrand. Le qualificatif de "florentin" qu'on lui accole le plus souvent n'est pas usurpé.
Bon, voilà, c'était un paragraphe pour paraître intelligent et concerné par la vie politique de notre pays. Enfin quoi, ce n'est pas parce que blog est surtout remarquable par le physique de ceux qui l'illustrent qu'il ne faut pas, de temps à autre, tenter d'en relever le niveau ! Si je vous écoutais, le contenu rédactionnel de mon blog serait inférieur à celui de Gala ou de 50 mns inside…

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Oups !

8624458_p Ben, apparemment, ça charge quand même ! Du coup, j'avais choisi exprès une photo un peu osée, et vlan, v'là qu'elle apparaît ! Je vais avoir des ennuis avec la censure. Aussi ai-je choisi pour ce post-ci une photo plus décente !

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Bloody Sunday !

Pour une raison que j'ignore, depuis ce matin, Mozilla Fox ne veut pas charger la photo retenue pour ce jour. On verra demain si c'est toujours le cas. Si ça l'est, je pense que je mettrai un terme à ce blog.
Ce matin, je suis monté à Cilaos avec les Cent Pieds. La météo était pessimiste pour l'après-midi. Elle aurait dû l'être plus carrément : il pleuvait à torrents quand nous sommes arrivés là-haut. Nous avons pris le petit-déjeuner dans les vestiaires du stade de foot, comme des sinistrés de Vendée, et nous sommes redescendus avant que la DDE ne ferme la route à cause des risques d'éboulis.
Hier, des imprudents sont allés faire du canyoning du côté de Trou Blanc. On en a déjà repêché deux, deux sont encore portés disparus.
Et en voulant jeter un oeil sur le site du délicieux Michael C. Hall, le héros de Dexter, j'ai appris qu'il était atteint d'un cancer de la lymphe.
A l'heure où j'écris ce post (2 heures de l'après-midi), il pleut sans discontinuer. Un temps qui donne vachement envie de se couper les veines. Histoire de se distraire un peu.johnny1 Voilà ce que donne une photo quand je la charge. Sexy, non ?

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March 5, 2010

Vu à la télé

mignon27Un fidèle lecteur me fait remarquer que je n'ai pas commenté la première émission de la Nouvelle Star. C'est vrai, j'ai oublié. Sans doute parce que ça a un côté répétitif année après année. En plus, je n'aime guère l'étape des sélections, où l'on nous impose de longs reportages sur l'un ou l'autre, des reportages qui ressemblent étrangement à ceux des années passées. Je préfèrerais qu'on nous montre de bons candidats susceptibles d'aller loin dans le jeu, alors que nous n'avons droit en général qu'à quelques images. On nous a bassinés pendant 15 minutes avec une malheureuse coiffeuse fan de Lara Fabian, dont on devinait tout de suite qu'elle allait se faire étendre par le jury, et sans ménagement qui plus est, alors que la pauvresse n'avait pas une vilaine voix, juste du mauvais goût, mais sans être aussi piteuse et pitoyable que Cindy Sanders.

J'ai vu un reportage très intéressant sur ce qu'on appelle les "Eco-barons", des milliardaires qui consacrent une grande partie de leur fortune à tenter de sauver ce qu'ils peuvent de la planète, notamment en achetant des hectares de forêts ou de terres menacées. Il y avait parmi eux une Américaine assez fascinante, le genre hippy qui avait quitté la Californie avec 3000 dollars en poche pour s'installer avec son mec dans une cabane au coeur de la forêt du Maine, sans eau ni électricité, et qui, pour gagner sa vie, vendait des bougies parfumées. De là, elle est passée à une ligne de cosmétiques fabriqués à partir de produits naturels, ça a pas mal marché, et quand elle a revendu sa boîte, elle a empoché 400 millions de dollars. J'avoue que des milliardaires comme ça me fascinent plus que les traders sans scrupules de Wall Street, les banquiers escrocs d'un peu partout, ou même les Arnaud Lagardère et les Vincent Bolloré. On devine chez eux une espèce de fatalité de la fortune : ces gens seraient devenus riches quoi qu'ils fassent, et sans avoir besoin de baiser leur prochain dans ce but.

Je ne raffole pas des séries qui vous obligent à vous carrer devant votre poste régulièrement chaque semaine. Mais depuis quinze jours, j'ai découvert Dexter et j'avoue que je suis assez sensible au charme discret et au sex appeal innocent du héros, Michael C. Hall. Et puis, l'idée du tueur en série qui tue des tueurs en série, je trouve ça assez brillant.

J'ai mis notre jeune ami du jour au piquet car il s'est montré naughty naughty cette nuit… Dans mes rêves, en tout cas.


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March 4, 2010

Les émotions à deux balles

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Sur Facebook, un argument un peu véhément a opposé quelques-uns de mes "amis" Facebook que j'ai, à propos d'une vidéo assez ancienne, celle où l'on voit Vanessa Paradis chanter la chanson de Jules et Jim au Festival de Cannes et entraîner Jeanne Moreau à l'accompagner. J'avais trouvé la scène réussie, et apparemment je ne suis pas le seul. Mais un garçon se dresse en criant au chiqué, à l'artifice, au mensonge, à la supercherie… Il a peut-être raison, toute cette scène a peut-être été arrangée, fabriquée, mise en scène donc… Et pourquoi pas ? Le cinéma est-il autre chose ? Vanessa et Jeanne ne sont-elles pas des actrices, des comédiennes ? Elles débordent sans doute dans la vie quand elles jouent la comédie… Que m'importe, à partir du moment où la scène paraît juste ? Si sa sincérité était artificielle, mon émotion, elle, ne l'était pas. Pas plus que ne le sont mes émotions quand je regarde un film ou lis un livre. Les seules émotions inacceptables sont celles qui sont provoquées dans le but d'émouvoir et qui sont réalisées assez grossièrement. Comme par exemple dans un film où survient un violon ou un violoncelle au moment de l'agonie. Ou chez Drücker : "Je vais vous dire une chose, Michel, et là, je vous demande d'oublier l'acteur, le comédien, l'homme politique, le chanteur, l'écrivain… C'est le fils qui vous parle. C'est un fils qui vous parle de sa mère…" Et dans l'oeil de l'invité, on voit se poser cette question dramatique : "Putain, c'est quelle caméra que je dois regarder ?"

Vous seriez arrivé dix secondes plus tard, vous n'auriez pas découvert le charme secret de cet homme en short bleu…


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March 3, 2010

En route vers le Mondial !

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Je suis très optimiste pour le parcours de l'Equipe de France au Mondial d'Afrique du sud. Quand on a eu la chance incroyable de se qualifier en trichant grossièrement, puis quand on a eu la chance effarante de tomber sur le groupe dont la tête de série est la plus faible du lot, on ne peut que continuer sur sa lancée. Et ce n'est pas la cinglante défaite d'hier soir contre l'Espagne qui me fera croire le contraire. Combien vous pariez que les Ibériques feront moins bien que nos Bleus en Afrique du sud ?

J'aimerais bien savoir qui ce charmant garçon vient de rencontrer, nu, au bord de l'eau…


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March 2, 2010

Le cinéma à l'huile

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Tous les lundis soir, il y a cinéma au Séchoir de Piton Saint-Leu. Le Séchoir est une salle assez réputée à la Réunion, davantage pour la qualité de ses programmations musicales que pour son confort ou sa modernité. Il y stagne, je ne sais pourquoi, une odeur de cheval fourbu, qui n'est pas tout à fait désagréable d'ailleurs, même quand on ne pratique pas l'équitation.

Tous les lundis soir, donc (avant, c'était le mercredi), il y a deux séances de cinéma. Ou plutôt, deux projections de film. Parfois, c'est le même film, parfois deux films différents. L'ambiance est très art et essai dans le décor et très réunion de syndicat d'enseignants dans le casting et le stylisme. D'ailleurs, 75% du public est prof ou assimilé. On y voit même des couples d'enseignants, lui en chemise indienne et sabots, elle en sarouel et tongs, échappés d'un films néo-post-soixante-huitard. Ils sont un-sexy avec de beaucoup de naturel, mais apparemment très bien dans leur peau. On devine qu'en dehors de ça, ils participent probablement à une chorale, ou font de la peinture sur soie, ou prennent des cours de salsa. Ils sont crispants et attachants à la fois. Après tout, s'ils n'existaient pas, ces séances de cinéma non plus. Or c'est la seule possibilité, à la Réunion, de voir des films en VO, tout à fait récents, dont certains passent ensuite dans le grand circuit, mais doublés par Kad Mérad.

L'un des grands avantages, pour moi, c'est qu'ils ne vendent pas de pop corn à l'entrée. Une salle de cinéma qui ne sent pas l'huile, c'est appréciable de nos jours. En plus, il n'y a pas de pubs (celles que l'on voit à l'entracte, ici, sont souvent navrantes) et il n'y a pas la moindre bande-annonce pour la semaine suivante. La lumière s'éteint, le film commence. Il n'y a même pas d'affiche avec des photos du film à l'entrée. On a un peu l'impression que la programmation se répand parmi les habitués de manière très discrète, comme dans un réseau souterrain. On imaginerait presque les amateurs s'abordant en douce au supermarché et murmurant le titre du prochain film tout en faisant semblant de tâter les tomates…

Le Séchoir, c'est le dernier cinéma romantique.

Le garçon en photo aujourd'hui m'emplit de joie et de chagrin : de joie, parce que je me réjouis de voir qu'il existe des garçons aussi merveilleusement beaux et sexy sur cette terre; de chagrin, parce que je me chagrine de n'avoir jamais, même de très loin, ressemblé à ça. Il faudra que j'exige un pareil physique dans ma prochaine vie…


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