Je suis partout !

Je suis partout !

bas le maillotTu es sur la plage, tu sens une présence derrière toi, tu as envie de te retourner, mais je t’en supplie, ne le fais pas : elle est derrière toi, son smartphone à la main, c’est Nadine, la terreur des aoûtiens. Elle est comme la connerie, Nadine, elle ne prend jamais de vacances. Elle traque 60 millions de Français jusque sur leur lieu de congés. Rien ne lui échappe, elle est notre Big Sister. Je vous l’avoue, jusqu’à aujourd’hui elle me faisait rire, mais elle commence à me faire peur. Il paraît que Spielberg a demandé à Stephen King de lui écrire le scénario de “Nadine”, le pire film d’horreur jamais réalisé. 

Nègre

Nègre

impeccableVu ce matin une émission sur les “nègres”, que l’on appelle plutôt à présent “collaborateur littéraire” ou “auteur de complément”. Je comprends, l’expression “nègre”, comme le disait l’un d’entre eux, suggère la honte, l’exclusion, le tâcheron qui écrit dans la cave pour subvenir à ses besoins et flatter l’ego d’un prétentieux incapable d’aligner trois phrases correctes.

Qui a dit “comme toi” ? J’ai parfaitement entendu !

J’ai fait le nègre moi aussi. Un jour, j’ai écrit un roman, “La stratégie du nénuphar”, pour deux publicitaires que je connaissais. J’avais travaillé avec l’un d’eux dans une agence de pub et collaboré avec l’autre qui bossait dans une radio. Ils avaient eu une idée de roman et m’avaient demandé de l’écrire. Ce fut mon premier pavé, genre 400 pages. Je ne sais pas si le roman a marché, de toute façon ce n’était pas l’objectif des deux auteurs, qui voulaient s’en servir pour faire parler d’eux, participer à des émissions de télé ou de  radio et faire la promotion de leur société à travers cette publicité. Je crois savoir qu’ils s’en sont bien sortis tous les deux. Moi, j’ai été super bien payé pour ce boulot, 40.000 francs par mois pendant 4 mois, je n’ai jamais gagné autant d’argent avec mes propres livres, il y a de quoi avoir les boules.

Plus tard, j’ai réécrit un autre livre, sur la famille Grimaldi cette fois, l’histoire d’un type qui prétendait être le véritable héritier direct des anciens princes de Monaco. L’hypothèse était plausible, car l’arrière-grand père du prince actuel, si je me souviens bien, a fait reconnaître l’enfant qu’il avait eu d’une lingère quand il servait dans l’armée en Afrique du nord. Un truc dans ce genre. J’avais proposé de titrer : “Amour, Gloire et Rocher”, mais l’éditeur n’en a pas voulu, il a choisi un titre plus explicatif. Dommage, j’aimais bien le mien.

Je me souviens que lorsque je travaillais chez Havas, j’avais eu la preuve que Sulitzer n’écrivait pas ses livres lui-même. Nous l’avions approché pour participer à une campagne de pub d’une banque. Il s’agissait de faire le portrait de clients de cette banque, des gens simples, ordinaires, de bon sens. Il nous avait proposé un double contrat, un pour l’écriture des textes, l’autre pour l’utilisation de sa signature. Le deuxième était évidemment plus conséquent que le premier. Nous avions deviné pourquoi. Je n’ai rien dit à la presse, je ne mange pas de ce pain-là, mais j’ai été ravi quand la supercherie a été éventrée.

En regardant l’émission, je me suis dit que j’aurais bien aimé en faire une activité plus conséquente, qui m’aurait certainement apporté plus de bénéfices que mes propres livres. Mais en même temps, c’est un gros boulot, assez ingrat, et pas toujours très bien rémunéré. Un travail d’esclave, en quelque sorte.

Barbalamo !

homme penchéJ’ai entendu sur You Tube le duo le plus improbable : Barbara et Frank Alamo chantant “La complainte de la butte” ! Je n’en croyais pas mes oreilles ! Dommage qu’il n’y ait pas eu d’images. J’aimais bien Frank Alamo. Il était super mignon et était en plus très bien foutu, à une époque où les chanteurs yéyé étaient tout sauf musclés. Il était de très bonne famille, son père était un riche industriel. Des années plus tard, j’ai couché avec son frère, qui avait un superbe appartement rue Servandoni. Bon, il n’était pas aussi sexy que Frank, mais c’est un garçon qui se donnait bien du mal pour vous faire du bien. Il avait installé une espèce de structure en mousse dans son salon où l’on pouvait baiser à l’aise. Il ne manquait qu’un distributeur de vaseline et de poppers ! Il m’avait fait découvrir le plaisir de la lutte érotique. Il était fort, il m’a vaincu et je crains de m’être comporté avec une certaine indécence.

Bon, le beau Frank était moins compétent dans le chant que son frère dans la baise. Je ne sais pourquoi il chantait avec un ridicule accent américain, alors qu’il se prénommait Jean-François. Je me souviens que lorsqu’il est parti au service militaire, ça avait fait la une de Salut les Copains. Il avait enregistré une chanson, “Sur un dernier signe de la main”,  qui est restée en tête du hit-parade pendant des mois (je crois que je pourrais encore vous la chanter !). Il était incorporé à Montluçon. Cette année-là, je suis allé au ski avec un voyage organisé de jeunes de La Roche sur Yon (on mettait 20 heures pour rallier Tignes en bus, à l’époque il n’y avait pas d’autoroute !), le car s’est arrêté à Montluçon pour faire de l’essence. Mon coeur s’est mis à battre, j’espérais tomber sur le beau Frank (il était 3 heures du matin !). Mais personne en vue. J’ai pissé contre un platane, histoire de laisser ma trace. L’année suivante, nous sommes repassés par Montluçon, mais Frank n’y était plus.

J’ai été jeune…

Le couillon et les médiocres

Le couillon et les médiocres

double médailleMéhidine Mékissi est un garçon attachant parce qu’il est inattendu. Depuis sa médaille d’argent de Pékin en 2008 où personne ne l’attendait, il n’en finit pas de paraître un peu zarbi d’une interview à l’autre, un peu couillon aussi. On ne sait jamais trop ce qu’il va faire, ou dire. Hier, ravi de remporter pour la troisième fois le titre de champion d’Europe du 3000 mètres steeple, il a eu la fâcheuse idée d’ôter son maillot cent mètres avant la ligne d’arrivée. Le règlement est clair : le dossard doit être visible du début à la fin de la course. Il mérite donc un blâme, un avertissement, une sanction légère. C’est d’ailleurs celle que les juges ont décidé de lui infliger sur l’instant. Mais la fédération espagnole, dans l’espoir de gratter une petite médaille de bronze, a porté réclamation, celle-ci a été acceptée et Mékissi a été dépossédé de sa médaille d’or. On arrive à cette situation aberrante où un champion qui gagne avec vingt mètres d’avance et qui commet une maladresse qui ne gêne personne se voit privé d’un titre international. Par des hommes d’un certain âge pour qui le sport est un très lointain souvenir. Un peu comme si un élève coupable d’un léger chahut, au lieu d’écoper d’une colle, se voyait renvoyé définitivement du lycée. Voilà un  système éducatif exemplaire ! Le geste de Mékissi a été qualifié d’antisportif. Comment qualifier alors celui de la Fédération espagnole ? Et comment qualifier la décision des juges ? Des êtres médiocres, abjects, indignes de représenter les valeurs sportives. Ecoeurant.  

L’islamiste et le musulman

si t'es un hommeL’islam est une religion sympa. Je dis ça très vite pour ne pas risquer d’être accusé d’islamophobie, ce qui est aussi grave que d’être accusé d’antisémitisme – alors qu’on peut taper autant qu’on veut sur les chrétiens, notamment les catholiques, ça soulage un peu. L’islam est sympa, mais pas l’islamiste. En revanche, le musulman est gentil, lui. Pour bien nous en convaincre, on précise même qu’il est modéré. Encore que, dans mon esprit, un musulman modéré, c’est quelqu’un qui pratique l’islam avec modération. Ce qui ne signifie pas qu’il s’autorise une petite rondelle de saucisson ou un digestif de temps à autre. Non, cela veut dire qu’il pratique l’islam avec modération. Ce qui veut dire aussi que si on pratique l’islam sans modération, ça risque de faire mal. Mais après tout, quelque religion que l’on pratique, si on la pratique sans modération, ça finit toujours mal pour celui qui ne la pratique pas. Genre charia, Inquisition, fatwa ou malédiction en tout genre.

Donc, l’islam est une religion sympa. Enfin, j’imagine. J’ai lu le Coran – d’un bout à l’autre – il y a quelques années. J’avoue que je n’en ai pas retenu grand chose, sinon que dans la sourate de La Vache, si je ne m’abuse, l’on promettait entre autres des rivières de vin à ceux qui l’avaient mérité après leur mort. J’avais trouvé ça bizarre. Ca m’a fait un peu penser à mes parents qui m’autorisaient à tremper mes lèvres dans une coupe de champagne pour le Nouvel An. Genre : oh, écoute, chéri, ça ne peut pas lui faire de mal… Donc, l’islam est une religion sympa, mais ceux qui la pratiquent sans modération le sont moins. Nettement moins. Je ne voudrais pas donner l’impression de m’inquiéter pour rien, mais quand on fait le bilan de la pratique de l’islam dans le monde, on voit peu de raisons de s’enthousiasmer. En fait, on irait plus vite en établissant la liste des pays où l’islam se pratique de manière raisonnable, sans cruauté envers le mécréant et sans agressivité envers la concurrence. On ne pourrait pas citer l’Irak, l’Iran, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Turquie, l’Indonésie, les Philippines, les Maldives, le sultanat de Bruneï… On ne pourrait pas non plus citer les pays d’Europe, ni les Etats-Unis, ni… En fait, aucun, j’imagine. Si vous en connaissez un, écrivez-moi, vous avez gagné le droit de prononcer une fatwa sur la personne que vous détestez le plus, moi excepté.

Je ne voudrais pas risquer d’être taxé d’islamophobie, mais franchement, moi, l’évolution de l’islam, d’un certain islam, m’inquiète. Notamment envers les musulmans eux-mêmes. La guerre entre chiites et sunnites est aussi virile et énergique que nos propres guerres de religion au XVIème siècle. Seulement, au XXIème siècle, le progrès permet de faire plus de dégâts. Et ça, ça m’inquiète. D’autant que ça gagne. Les Merrah, les Nemmouche risquent de se multiplier à l’avenir. Certains participants aux manifestations pro-Gaza ou anti-Israël, comme vous préférez, m’ont fait une très mauvaise impression, je ne vous le cache pas. Mais bon, je ne voudrais pas les mettre en colère en les assimilant à certains excités du Proche-Orient. Je ne veux fâcher personne, et surtout ne me fâcher avec personne. Je tiens à mes mains, notamment la droite, moins pour écrire que pour mécontenter le Prophète. J’imagine que la lapidation doit être une mort douloureuse et la décapitation ne me tente pas.

Je conclus donc que l’islam est une religion sympa.

Les femmes de Kalymnos

Les femmes de Kalymnos

red+boxersC’était en 1974, dans l’île de Kalymnos, dans le Dodécanèse. Je voyageais en Grèce depuis deux mois déjà. Je m’y étais rendu en stop depuis chez ma mère : 7 jours et 43 voitures plus tard, j’étais à Athènes. J’avais pris le ferry pour la Crète, où j’avais passé près d’un mois. Puis ce fut Rhodes, Symi, Kos et enfin Kalymnos. J’avais dormi sur la plage, comme la plupart des autres nuits. J’avais été réveillé très tôt le matin, à la pointe du jour, par des échos de conversation. Ouvrant les yeux, j’avais découvert des dizaines de femmes nageant en cercle. Il y avait quatre ou cinq cercles de nageuses. C’étaient, pour la plupart, des femmes d’un certain âge. Il y avait peu de jeunes. Elles n’étaient pas en maillot, elles portaient toutes des blouses grises ou noires, avec ou sans manches, et un foulard sur la tête. Elles nageaient en dessinant de plus ou moins larges cercles. Tout en nageant, elles discutaient. De temps à autre, l’une d’elles quittait un cercle et en rejoignait un autre; elle allait répandre quelque nouvelle. C’était la première gazette de l’île; on devait y parler de fiançailles, de naissances à venir, de faillites, de maladies ; on devait y discuter de possibles épousailles pour Elektra, la fille de Delpina Tsoukouris, avec Démétrios, le fils de  Vangélia Patsopoulos, si du moins ce chenapan acceptait d’en finir avec la chasse aux jolies touristes. Des trucs dans ce genre. Peut-être aussi, dans le cercle plus réduit et le plus éloigné, des histoires d’adultère ou de faillites que l’on échangeait à voix basse.

Par petits groupes, elles sont sortie de l’eau. Elles m’ont dit “Kaliméra” en remettant leurs chaussures et en regagnant, toutes dégoulinantes, le port, à quelques centaines de mètres de là.

L’aigle du lac Phoksumdo

L’aigle du lac Phoksumdo

marcus patrickC’était au Népal, en 1999. Je finissais la traversée du Haut Dolpo, une région très peu fréquentée à l’ouest du pays. J’étais avec mon ami Philippe, de Marseille. Avec nous, un guide (assez incompétent), un cuisinier (excellent, il nous préparait des tartes aux pommes au petit déjeuner, en pleine nature, à deux jours de marche du premier village!) et trois sherpas. Plus un officier de l’armée népalaise dont nous avions dû financer l’accompagnement, celui-ci étant rendu obligatoire par le règlement de cette région qui exigeait un permis de trekking de 70 dollars par jour. Depuis le matin, nous longions le lac Phoksumdo, l’un des plus beaux lacs que j’aie jamais vus, l’un des deux plus beaux, en fait (l’autre est le lac Tekapo, au centre de l’île du Sud, en Nouvelle-Zélande). Je marchais devant, seul. Nous longions une crête qui descendait ensuite vers une rivière que nous allions traverser avant d’emprunter un chemin taillé à flanc de falaise. Si vous avez vu le film “Himalaya, l’enfance d’un chef”, vous avez vu le lac et le chemin en corniche très impressionnant. Je marchais seul, donc, et brusquement j’ai aperçu dans les airs un aigle. Enfin, c’était peut-être une autre espèce de rapace, un gypaète barbu par exemple. Certainement pas un condor, ça, c’est une certitude. Moi j’ai décidé que c’était un aigle. Il dessinait des cercles au-dessus de moi et par instants, il piquait dans ma direction, mais sans que jamais je me sente menacé. Quand il était au plus près de moi, il poussait un cri rauque assez déchirant. Brusquement, je me suis senti sortir de mon enveloppe charnelle (dans laquelle tant d’autres sont entrés…) et j’ai répondu à son cri. Je ne suis pas devenu fou, mais un peu quand même. Exalté serait plus juste. L’aigle m’a répondu. J’étais convaincu que son cri à présent répondait au mien. Je songeais à Barbara, bien sûr (le lac, l’oiseau). “Lentement, les ailes déployées, lentement, je le vis tournoyer…” Il est resté un long moment au-dessus de moi. Je ne crois pas qu’il hésitait à décider si j’étais consommable ou pas. Non, je suis convaincu qu’il était une partie de moi, qu’il m’avait reconnu et qu’il s’identifiait à moi. Je me suis arrêté de marcher, espérant follement que l’aigle allait descendre vers moi. Mais au bout d’un moment, ce qui est descendu vers moi, ce furent les sherpas. Alors l’aigle s’est envolé et je ne l’ai plus revu.

Auto-stop

Auto-stop

chemise noireVu à la télé un reportage sur l’auto-stop. La galère de 3 jeunes essayant de rallier Hossegor par l’A10 en partant de Paris. Micro-trottoir de quelques automobilistes expliquant pourquoi ils ne prenaient pas de stoppeurs : “On entend trop d’histoires effrayantes…” “On n’a pas confiance…” “On appréhende…” En fait, si vous réfléchissez, depuis combien de temps n’avez-vous pas entendu raconter un fait divers horrible au sujet d’un auto-stoppeur égorgeant des automobilistes complaisants ? Depuis des lustres. En fait, on n’entend pratiquement jamais raconter ce genre d’histoires. Il doit mourir moins de conducteurs serviables victimes de leur gentillesse que de ménagères de moins de 50 ans violées, assassinées et dévorées par un faux employé du gaz né au Maghreb, vietnamien par son père et bolivien par sa mère. Déjà, quand j’avais 20 ans, c’était le fantasme récurrent des automobilistes. Alors que leur véritable fantasme, c’est : ma voiture est un lieu sacré, comme une chapelle, dans laquelle ne saurait être admis un mécréant. Vade retro, autostoppeurus ! Heureusement, à l’époque, on arrivait à avancer plus vite. J’ai mis 7 jours et pris 43 voitures pour aller de La Roche sur Yon à Athènes en passant par l’Italie et la Yougoslavie (si ça vous intéresse, vous pouvez lirez mon roman L’homme qui lisait Henry Miller). J’ai mis 5 jours pour aller de San Francisco à Montréal. 4 pour aller de Houston à Los Angeles. En mai 68, je faisais Bordeaux-Paris dans la journée. On rencontrait des gens sympas. Il m’est arrivé plein de choses agréables – mais jamais une histoire de cul (sans doute à cause de mon décevant physique – à moins que ce ne soit à cause de mes effarantes exigences sexuelles). Finalement, la différence entre alors et aujourd’hui, c’est qu’il y a de plus en plus de gens antipathiques.

Le porteur de bonne nouvelle !

Le porteur de bonne nouvelle !

milk showerCe matin, une nouvelle fois, un huissier sonne à ma porte. Ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier. Je descends le coeur battant – tout en étant d’une légèreté et d’une inconscience coupables en matière de finances, je suis sensible à la honte. Je signe un énième papier auquel je ne comprends rien et là, le charmant monsieur (c’est vrai, il est tout à fait aimable, pas comme sa collègue l’autre jour qui est venue faire chez moi l’inventaire de ce qu’elle pourrait saisir et qui a fait d’autant plus la gueule qu’elle a vu qu’il n’y a avait rien à saisir – j’ai planqué mes Utrillo et mes Chagall en Suisse il y a déjà longtemps) le charmant monsieur, donc, m’apprend que l’huissier a voulu saisir mes comptes en banque – ces gens sont proprement saisissants ! – et qu’il a constaté ce que je savais déjà, à savoir que mon compte principal est à découvert. Mais ce qu’il m’a appris, c’est qu’il l’était beaucoup moins que je ne pensais : moins de 750 euros ! Quelle bonne nouvelle ! Pour un peu, je me remettrais à faire des projets de voyage…

homme fleurA l’ombre des jeunes hommes en fleur, je n’ai pas envie d’écrire, mais de m’écrier.

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