

Hommage
A lui seul, ce garçon m’a apporté plus de plaisir et de joie que des centaines d’autres. Qu’il en soit ici remercié.


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Népal, les rencontres, suite et fin.
Pour en finir avec les rencontres népalaises…
Au High Camp de Thorong : 3 Grenoblois, une fille et deux garçons, très sympas, retrouvés lors du passage du col et avec qui j’ai célébré l’événement en buvant du génépi et de la Chartreuse.
Egalement un jeune Canadien anglophone mais parfaitement bilingue, Jonas, un peu allumé mais très gentil, qui a aussi célébré l’événement avec nous.
Le lendemain, à Jomson, rencontre de Bernard et Magdalena, le père et la fille, Autrichiens, avec qui j’ai fait route jusqu’à Ghorepani après un mini-voyage assez drôle dans une bus de pèlerins entre Jomsom et Marpha.
Enfin, dans le bus de Pokhara à Katmandou, Aldo, un jeune chauffeur de taxi de Prades (P.O.), remarqué à l’hôtel, voisin de siège, mignon et enthousiaste, avec j’ai discuté 7 heures durant, quasiment.
Salut et merci à eux tous d’avoir rendu ce trek exaltant et inoubliable.

Népal, les rencontres.
Ils formaient un groupe à la fois homogène et hétérogène : Christine, née en Afrique du sud, mais résidant à Hong Kong depuis plus de vingt ans; son mari, Glen, américain; son frère, domicilié à Saint-Nizier du Moucherotte, dans le Vercors, et sa femme, d’origine allemande; leurs deux filles, nées en France mais pas encore naturalisées françaises. Christine était la clef de voûte du groupe. Une jolie femme blonde âgée probablement de plus ou moins cinquante ans, très déterminée. Sans doute trader à HK, ou un boulot dans ce genre, où l’on apprécie une femme avec des couilles. Ancienne championne d’athlétisme (fond, semi-marathon). Elle m’a raconté qu’elle avait couru avec Zola Budd, la fameuse “coureuse aux pieds nus”, je ne sais pas si vous vous souvenez, elle n’avait pas pu participer aux JO, et quand enfin elle l’a pu, elle a chuté sur la piste après une collision avec la coureuse américaine Marie Decker, je crois. Christine menait son groupe familial et, visiblement, la présence de ses nièces, de la plus jeune surtout, qui avait du mal à suivre, l’exaspérait légèrement. Nous les avons côtoyés pendant deux ou trois jours, puis ils ont pris une demi-étape d’avance et on ne les a plus revus. Plus tard, à High Camp, les Grenoblois m’ont parlé d’eux, ils avaient dîné ensemble à Thorong Phédi. J’imagine que même la benjamine a dû passer le col, quitte à se faire porter à dos de femme par sa tante, ou traîner par les cheveux, ou encore par son appareil dentaire. J’imagine aussi qu’ils ne sont pas allés plus loin que Jomsom. Christine devait probablement retourner au plus vite vers ses clients avides de marges et son statut de working girl. J’aime bien ce genre de femmes, même si parfois elles me font sentir un peu moins homme.
Puis il y a eu Tim et Sarah, un couple de Néo-Zélandais. Lui, très grand, brun, grosse moustache, de très beaux yeux, constamment souriant; elle, plus petite, blonde, souriante aussi. On les a suivis jusqu’à Manang, où ils n’ont pas fait de journée d’acclimatation. Ils ont passé le col avant nous. Mais deux jours plus tard, entre Marpha et Dokopani Lete, je me suis entendu héler (“Hey, Gépi!”) : c’était Tim, à la portière d’une jeep qui devait se rendre à Pokarah. Je ne les ai plus revus ensuite.
Si ça vous intéresse, je vous parlerai demain d’autres rencontres. Si ça vous fait chier, je vous ferai partager ma joie de voir les supporters hooligans du PSG gâcher la fête de leur club. Et je vous parlerai aussi d’autres rencontres. Vous n’avez pas le choix. J’ai envie de parler de ces inconnus retournés dans leur anonymat, parce que j’ai aimé les rencontrer, et que les rencontres, c’est la moitié du plaisir d’un trek.


Népal, les rencontres.
Commençons par là pour en finir tout de suite : les beaux garçons. Il y en a eu deux en quinze jours sur les chemins, ce qui est peu, j’en conviens, mais après tout, je n’étais pas responsable du casting. Un jeune Californien blond à souhait, mince, élégant, sourire éclatant, beau comme une publicité, accompagné d’une fille qui avait oublié d’être laide, elle aussi. Et un trekkeur croisé plus tard sur la route qui descendait de Jarkot, sans doute Américain, blond lui aussi, très musclé. Et c’est tout.
La première rencontre intéressante fut celle d’un couple d’une trentaine d’années, des Lorrains de Maxéville, en route pour une dizaine de mois de voyage à travers le monde. Lui, Hassène, d’origine kabyle (il fallait le savoir, ça ne sautait pas aux yeux), en congé professionnel, intense, sérieux, très bavard (oui, je sais, c’est l’hôpital…). Elle, Emmanuelle, grande et jolie, spirituelle, drôle comme j’aime que les filles le soient – elle me faisait penser à Marie, ma meilleure amie – un goût vif de la répartie. Un joli couple croisé dans le premier lodge, à Bhulbhule, retrouvé le soir même du premier jour de marche à Jagat, en compagnie d’un jeune Canadien anglophone mais parlant parfaitement français, Jonas, que nous retrouverons régulièrement jusqu’au Thorong La. Hassène et Emmanuelle aussi, nous les croiserons de nouveau, les deux jours suivants, jusqu’à ce qu’ils prennent une avance définitive sur nous. J’ignore où ils sont à l’heure où j’écris ce post, peut-être en Inde, peut-être déjà ailleurs. Bonne route, les amoureux !








