Bill Bryson

Bill Bryson

dans le miroirC’est Scarlett qui m’a fait découvrir cet auteur américain. Ce n’est pas un grand écrivain; c’est plutôt un conteur. Il raconte ses voyages avec énormément d’humour. Randonnée sur un sentier des Appalaches (“Promenons-nous dans les bois”), chroniques sur les Américains (“American rigolos”), journal de voyage en Australie (“Les voisins du dessous”) ou road book  sur un long voyage en voiture autour des Etats-Unis (“Motel Blues”). Ses livres fourmillent d’informations et d’anecdotes. Bryson a un humour auquel je suis très sensible. Il me fait penser à Daninos ou à Ephraïm Kishon, un écrivain israélien qui se moque volontiers de ses compatriotes. Dans le genre récit de voyage, il fait songer à Paul Théroux, que je vous recommande aussi.

Bon, allez, maintenant, j’attaque “Le royaume” d’Emmanuel Carrère qu’Alain m’a offert pour mon anniversaire.

R.I.P.

R.I.P.

Lifeguard080701J’ai 65 ans aujourd’hui. L’avantage, quand on arrive à cet âge avancé, c’est qu’on ne peut plus se plaindre. On a vécu assez longtemps pour disposer de toutes les chances nécessaires dans la vie et on peut mourir tranquille, sans rien reprocher à personne, sinon à soi-même. Je suis bien le seul que j’estime responsable de ce qui a déconné pendant ces 65 ans (moins quelques années où je n’étais qu’une larve en devenir) et au bout du compte, je trouve qu’il n’y a pas tant de choses que ça qui ont foiré. Je suis plutôt content de ma vie, même si la fin n’est pas glorieuse. Mais comme je l’avais anticipée depuis toujours, au moins ne suis-je pas surpris.

Tartuffe à l’Opéra

Tartuffe à l’Opéra

massif et si beauA l’Opéra Bastille, une spectatrice au visage voilé a été priée, soit d’enlever son voile, soit de quitter la salle. La femme et son mari – des touristes du Moyen Orient – ont quitté la salle. Ce matin, à l’émission d’Audrey Pulvar On ne va pas se mentir, le sujet était abordé et, bizarrement, les deux intervenants de droite étaient beaucoup plus à l’aise pour donner raison à la direction de l’Opéra que les deux intervenants de gauche. Ceux-ci faisaient valoir que la culture doit être synonyme d’ouverture d’esprit et qu’il était donc blessant d’expulser cette femme. La sénatrice écolo Esther Benbassa, que l’on a connue mieux inspirée, parle d’humiliation envers une touriste et d’application de la loi dans un esprit de fonctionnaire. Donc, si on les écoute, la loi ne s’appliquerait qu’aux femmes françaises qui ont la bonne idée de ne pas fréquenter les hauts lieux de la culture, mais simplement les supermarchés et les administrations. La loi est la même pour tous, et aussi pour les Occidentaux, qui doivent se plier, quand ils voyagent dans des pays musulmans, aux règles en vigueur. Il me paraît effarant – mais hélas, pas si surprenant – que des élus de gauche renâclent à la faire appliquer.

L’enfer est proche du paradis

L’enfer est proche du paradis

déjeuner sur la plageLe 3 mai 2013, je franchissais le Thorong La, point culminant (5416 mètres) du tour des Annapurnas au Népal. J’ai quitté le High Camp (4900 mètres) à 4 heures du matin. Il faisait un temps magnifique. Le jour se levait à peine mais on devinait que la journée serait superbe. Il m’a fallu trois heures pour avaler les 500 mètres de dénivelé. C’était dur, épuisant, décourageant, mais les conditions étaient à ce point parfaites que, chaque fois que je m’arrêtais pour reprendre mon souffle, je retrouvais la force de continuer (entre parenthèses, je me demande comment font les himalayistes pour grimper au-dessus de 8000 mètres). Au sommet, j’ai bu un coup avec des Russes, des Israéliens, trois Grenoblois et un Canadien. Puis je me suis engagé dans l’interminable descente qui conduit à Muktinah, à 3800 mètres.

J’ai encore la mémoire précise de cette journée paradisiaque et je n’ai aucune difficulté à imaginer l’enfer qu’ont dû vivre les trekkeurs piégés au col au plus fort de la tempête. Il n’y a rien pour se protéger, à part une minuscule maison en pierre qui a dû rapidement être bondée. Rien n’indique le tracé de la descente dès lors qu’il ne fait plus clair. A peine quelques cairns ici et là, pas plus hauts qu’un mètre, vite dissimulés par le brouillard et la neige. Ajoutez à cela les avalanches et c’est presque un miracle qu’il n’y ait pas eu davantage de morts.

J’espère que Gezlin, le guide, et Dilbader, le porteur, ne se sont pas retrouvés dans cette galère.

Aaron Taylor-Johnson

Aaron Taylor-Johnson

mains dans les pochesVu un film sans intérêt, Kick Ass 2, avec ce jeune acteur aperçu dans Savages et dans Anna Karénine. Non seulement ce garçon est d’une beauté qui me trouble délicieusement, mais il a un corps d’une justesse et d’une harmonie extraordinaire. J’espère le revoir bientôt dans un rôle un peu plus intéressant et subtil que celui de Kick Ass, quel qu’en soit le numéro.

Sorj  Chalandon

Sorj Chalandon

chapeletLu pour la première fois un roman de Sorj Chalandon. Le quatrième mur. L’histoire d’un jeune metteur en scène parti à Beyrouth pour monter l’Antigone d’Anouilh avec des comédiens appartenant à diverses communautés religieuses ou politiques. Tout ça en 1982, à l’époque de Sabra et Chatila. Une belle et forte histoire gâchée régulièrement par des afféteries de style (genre : l’enseigne clignotante qui empêchait mes nuits). Il faudra en lire un autre pour voir si ça finit par être supportable.

Prix Nobel

Prix Nobel

surplombantVous avez été très nombreux à m’écrire que j’aurais davantage mérité le prix Nobel de littérature que Patrick Modiano. Je vous trouve injustes. Patrick n’a pas volé son prix. Mais c’est vrai que nous aurions pu le partager. En tout cas, je n’en conçois aucune aigreur et cette méconnaissance dédaigneuse de mon oeuvre ne m’empêchera pas de continuer à écrire. Qu’on se le tienne pour dit !

Quand pensez-vous ?

Quand pensez-vous ?

essai5 (1)Autre proposition de H&O pour mon nouvel opus.

Donnez-moi votre avis et gagnez une dédicace de l’auteur !

“La vie d’Adèle”

“La vie d’Adèle”

male bikerJe l’ai enfin vu, ce film dont tout le monde parlait il y a six mois. Plutôt emballé, même si je l’ai trouvé trop long (des longueurs pas toujours utiles, comme la scène du barbecue). La scène d’amour lesbien – si l’on fait abstraction que je trouve indécent en soi de montrer deux femmes qui font l’amour sans un homme pour les mater et les diriger – m’a paru assez belle et pas trop longue. Je n’avais jamais vu la baise montrée d’une manière aussi directe au cinéma. J’imagine mal un réalisateur demandant à deux garçons de tourner la même scène. Je trouve que les actrices ont eu du courage et je comprends mieux leur ressentiment a posteriori envers Kéchiche. Je regrette un peu la dernière scène, j’espère simplement que le jeune beur ira se consoler dans le prochain bar gay.

Votre avis ?

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Que pensez-vous de cette photo de couverture pour un possible prochain roman qui se passe pendant la Deuxième guerre mondiale ?essai4 (1)