September 3, 2010

Mon mari et mon mari sont en vacances

beach-boy-muscle-2J'ai horreur des mecs qui parlent de leur mec en disant "mon mari". Certains de mes amis le font et j'ai beau leur faire remarquer qu'on est le mari d'une femme, comme on est l'époux d'une épouse, ils persistent. Histoire de m'agacer, sans doute, et de me faire comprendre que je ne suis pas près, moi, d'avoir "un mari", ou même tout simplement "un mec". En cela, ils ont raison, et franchement, ça ne m'ennuie pas, je ne me suis jamais pacsé plus d'une heure et demie dans ma vie, et je m'en réjouis. Les rares qui ont eu l'occasion de la partager s'en souviennent sûrement encore comme une des expériences les plus calamiteuses de leur existence. Qu'ils se rassurent, elle le fut aussi pour moi !

Je connais aussi autour de moi des mecs qui parlent de leur mec en l'appelant "mon chérichou" ou "mon tipoulet". Je déteste ça autant que "mon mari". Il ne faut vraiment pas aimer les mecs mecs pour traiter le sien comme ça. Alors je sais, on va me dire que je suis haineux (c'est vrai), jaloux (parfois vrai), homophobe (rien n'est plus vrai, mais ceux-là y sont pour quelque chose !) ou encore de quoi je me mêle (vrai de vrai). Après tout, il suffit d'arrêter de lire les blogs ou les sites facebook où je croise ces navrantes expressions de l'amour conjugal. Mais voilà, contrairement à ce qu'on croit, je suis large d'esprit, et même si ces expressions me consternent, je suis capable de les supporter pour lire un post qui m'amuse.

Finalement, je ne suis pas si monstrueux que ça et je crois que si j'étais capable d'aimer, j'aimerais bien devenir mon mari !


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smaug16

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September 1, 2010

Dieu, mais que Marianne était Joly…

confortableParmi les rares choses qui me rendent fier, non d'être français, mais d'habiter la France, il y a cette capacité de notre pays à intégrer en son sein des étrangers enthousiastes sur nos valeurs nationales supposées, au point de les défendre, souvent mieux que nous, contre les dérives et les vices de forme. Eva Joly est de ces étrangers-là. Je l'écoutais hier au Grand Journal expliquer sereinement, avec son lourd accent et son français impeccable (je connais un homme tout petit tout en haut de l'Etat qui ferait bien de prendre exemple), qu'elle envisageait clairement de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Je me disais que son irruption au sommet de l'Etat ferait un bien fou à la morale politique dans ce pays. Mais je me suis demandé tout aussitôt combien de temps s'écoulerait avant que ceux qui l'auraient élue - et dont je serais - commencent à la trouver pesante. C'est le problème avec la vertu : elle est attirante, mais sa pratique devient vite fastidieuse. Elle représente une lutte constante, de chaque instant, qui fait appel à ce qu'il y a de meilleur en nous, mais aussi ce qu'il y a de plus dur à aller chercher. De temps à autre, puis de plus en plus souvent, on a envie de dire : Pouce! C'est bien d'exiger l'honnêteté, la franchise, le courage, l'impartialité, etc., mais bon, on pourrait peut-être faire une pause… Je pense qu'avec Eva Joly,  il n'y aura pas de récréation. Il faudra être vertueux tout le temps. Et ça, je ne suis pas convaincu que nous en soyons capables, à commencer par moi.

L'idéal serait d'élire Dany Cohn Bendit, ce jouisseur hilare, à la Présidence, et Eva à Matignon. Mais combien de temps durerait leur alliance ? A peu près aussi longtemps que notre détermination à assainir la vie politique.

Je crains qu'Eva ne soit trop Joly pour nous…


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August 31, 2010

Les mots de ma mère

es-underwear-24Hier, pour faire comprendre à un client ce que je pensais de la rémunération qu'il me proposait, j'ai dit spontanément : "C'est vraiment travailler pour le roi de Prusse !" Il y avait à peu près un siècle et demi que je n'avais pas employé cette expression. Ma mère en raffolait. Elle faisait partie de son imagerie de base. On pourrait y ajouter : "Tu sais, je ne suis pas Rothschild !", devenue, avec l'ouverture au monde : "Je ne suis pas Rockfeller !" Ma mère avait de ces expressions lourdes, dont je crois avoir déjà parlé : quand ça n'allait pas, elle en avait "gros sur la patate" de se "saigner aux quatre veines" pour des gosses aussi ingrats, au point d'avoir envie parfois "de se crever la paillasse" ! Pour moi, c'étaient des expressions populacières, que je qualifiais avec mépris de "mots à 12°5", même si la phase pendant laquelle ma mère prit la bouteille en affection ne dura pas très longtemps.

Il y a pas mal d'expressions, comme ça, qu'on laisse tomber au fil des modes, et c'est un peu dommage. A terme, elles se pervertissent, car les gens en ont oublié le sens premier. Je me souviens d'une copine qui disait que "le feu n'en valait pas la chandelle", ne voyant pas ce que le "jeu" pouvait avoir à faire avec une bougie.

Mais enfin, rassurez-vous, je suis là, gardien du musée des mots de ma mère - qui sont aussi les maux de ma mère.


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August 30, 2010

Musso contre l'incontinence urinaire !

cc08162007011Hier soir, je suis remonté au Séchoir, car la saison de cinéma a repris. On donnait "Tournée", de Matthieu Amalric. J'aime bien cet acteur, même s'il n'est pas beau, même s'il semble un peu fou et s'il a un côté un peu crade. Je lui trouve un talent très varié, une aptitude à jouer plein de rôles très différents. Il doit être très inspirant pour un metteur en scène.

Bon, là, le metteur en scène, c'est lui. J'avoue avoir été un peu déçu par ce film, dont j'attendais davantage, sans bien savoir quoi. Pourtant, le scénario est original, ou du moins son contexte, car j'ai trouvé l'action parfois un peu embrouillée, les motivations des personnages pas très claires, à la limite du : débrouille-toi, ami spectateur, pour connecter entre eux les points que je t'indique. Mais il y a ici et là des scènes attachantes, pleines de sens. Bon, ça change un peu des histoires d'avocat marié à une dentiste et amant d'une architecte mariée à un haut fonctionnaire, chaque couple dans son 160 mètres carrés avec ses adorables bambins et leur golden retriever.

Autrement, je n'ai pas grand chose à vous raconter, sinon que par instants l'angoisse se saisit de moi. Cela se produit vers le soir, quand je me rends compte que les programmes télé sont nases, que je n'ai même pas de quoi me distraire pendant une heure ou deux avant de me demander si je vais, ce soir, prendre ou non un demi-Zolpidem - en général, je le prends. Pour l'instant, je lis un roman plutôt intéressant, "Le touriste", d'Olen je ne sais plus qui, un nom allemand. Une histoire d'agents de la CIA. L'ennui, c'est qu'il faut s'accrocher en permanence, relire parfois le même paragraphe deux ou trois fois pour être sûr d'avoir bien compris. Je suis souvent saisi par la complexité de certaines trames, de certains scénarii. Je ne sais pas si je deviens con avec l'âge, ou de plus en plus con, mais parfois j'ai du mal. J'ai déjà renoncé à regarder les films d'anticipation, je sens que bientôt que je vais renoncer aussi aux thrillers. En fait, plus on vieillit, plus on a de goût pour le pré-maché. A partir d'un certain âge, vient le temps des romans de Musso et des couches Confiance. Si la vie était bien faite, les romans de Musso seraient imprimés sur un papier super absorbant.


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August 29, 2010

A quel âge… (suite et fin)

danielstadlmann

(A la suite d'un incident informatique indépendant de notre volonté, une partie du post précédent a disparu…)
Je disais donc qu'un jour, participant à une conférence avec Guillaume Dustan, j'avais eu la surprise d'entendre celui-ci affirmer qu'il avait vécu sa jeunesse à la meilleure époque possible. J'étais jusqu'alors convaincu qu'à la loterie des jeunesses privilégiées, j'avais tiré le gros lot. Les mecs de ma génération ont eu 18 ans en mai 68, quand la libéralisation des moeurs a rendu l'homosexualité enfin visible, et avaient la trentaine bien entamée quand le sida nous est tombé dessus. Pendant quinze ans, nous avons pu sucer et avaler sans se poser de questions, enculer et se faire enculer sans se pourrir la vie à enfiler du caoutchouc avant et à paniquer après. A l'époque, j'ai connu un tiers de mes amants dans l'obscurité d'une back room sans voir à quoi ils ressemblaient, un autre tiers dans des saunas sans savoir comment il s'appelaient, et un dernier tiers de manière plus bourgeoise, afin de ne pas choquer mère.

Mais croire que c'est moi que j'ai eu la meilleure jeunesse, c'est faire preuve de vieille connerie, comme le souligne malicieusement mon correspondant. En fait, c'est la jeunesse qui est privilégiée, pas l'âge auquel on la vit. Mais bon, l'homme est faible, il est conscient que sur la durée de l'humanité il occupe le temps du battement de cil d'un morpion sur une couille. Alors il veut à toute force se convaincre qu'il a profité de la meilleure façon possible de ce temps si court, si fugace, si inconstant, si frustrant, si horrible, si merveilleux - la jeunesse.

A ma folle jeunesse, à la robe de pourpre !


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A quel âge devient-on un vieux con ?

overalls-pull-downL'un de mes lecteurs, bloggeur subtil, m'incite à tourner le dos à certains clichés et à cesser de me comporter comme un vieux con. Il fait allusion aux dernières lignes de mon dernier post, où j'émettais l'hypothèse que les jeunes d'aujourd'hui s'amusent moins que ceux d'hier.

Il a raison. Les jeunes s'amusent toujours. Je me souviens que mes parents, qui avaient eu vingt ans pendant la guerre, en parlaient souvent avec nostalgie. Pourtant, mon père était dans le maquis et ma mère se planquait dans la domesticité d'une riche famille collabo de la rue Croix-de-Seguey à Bordeaux. Mais quand le monde est à la peine, une seule petite joie prend l'ampleur d'une fête. Quelques tours de valse, un verre ou deux d'un petit vin piquant, et aussitôt tournent les têtes, rêvent les jeunes filles, bandent les jeunes hommes…

Je me souviens aussi d'une conférence tenue aux Mots à la Bouche, en compagnie de Guillaume Dustan. J'avais été surpris, presque choqué

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August 28, 2010

Tapie est increvable !

leroy-9_nCe n'était vraiment pas de chance :  une double crevaison, en pleine nuit en plus ! Mais bon, ce n'était pas non plus tout à fait de la malchance car, après avoir marché trois kilomètres, je suis tombé sur ce garage, en pleine campagne, où il y avait encore de la lumière. J'ai frappé, un gros type transpirant est venu m'ouvrir. Je lui ai expliqué mon cas, il a hésité un moment, puis il m'a dit : "Bon, je vais voir ce que je peux faire…" Il est entré dans son garage et en est ressorti quelques minutes plus tard. Il m'a dit : "Mon employé va venir vous dépanner. Maintenant, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de faire gaffe, parce que je le soupçonne d'être un peu de la jaquette et si vous ne vous tenez pas sur vos gardes, vous risquez gros côté verso!" Il a rigolé à sa propre blague, puis il s'est retourné vers l'intérieur du garage et a crié: "Franck, prends deux pneus neufs et va donner un coup de main au monsieur…"

Une minute plus tard, Franck, qui était probablement couché, est arrivé avec les deux pneus…

Honnêtement, la vie serait plus belle, non, si elle ressemblait plus souvent à mes nouvelles et à mes romans pornos ?

Hier soir, j'ai dîné avec des amis gays, deux de mon âge, deux un poil plus jeunes, on a beaucoup parlé des endroits gays d'autrefois, comme le Tea Dance du Palace, toujours imité, jamais égalé. Et aussi du 7 rue Sainte-Anne, du Rocambole à Villecresnes, du 18 rue du Brignolet, de la Mendigotte, plein d'autres encore. J'ai demandé à J.E. où les jeunes s'amusaient autant aujourd'hui. Il m'a dit : "Je ne crois pas qu'ils s'amusent autant." Je crains qu'il n'ait raison. Et vous, qu'en pensez-vous ?


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August 27, 2010

Un beau garçon est toujours une histoire

coltsmen04Je me trouvais à Pétra. Le soleil était à son zénith. Son éprouvante chaleur avait fait décamper les touristes fragiles, à la recherche d'un peu d'ombre et de fraîcheur. Il y avait déjà un long moment que je déambulais seul au milieu du site, marchant au hasard, cherchant à m'éloigner des monuments les plus visités. Brusquement, je me retrouvai face à un temple écarté. Je croyais être seul et je me mis à crier en français : "Dieux de Pétra, envoyez-moi vos guerriers les plus beaux!" Pour être sûr que les dieux me comprennent, je répétai la phrase en anglais, en italien et en hébreu. Alors, surgissant de l'ombre violette dans laquelle le soleil vertical plongeait l'entrée du temple, une voix virile et éclatante s'écria : "Here we are!" Apparurent alors deux jeunes hommes, torse nu, puissamment musclés, légèrement velus, un grand sourire sur le visage. Ils me dirent: "Come inside!", puis ils disparurent à l'intérieur. Je les y rejoignis. Ils m'y gardèrent prisonnier pendant des heures, torturant infatigablement mon corps à l'aide du leur, et quand ils me rejetèrent, à la nuit tombée, je n'étais plus qu'une épave, mais une épave comblée et épanouie…

La photo d'hier, avec le garçon en maillot vert, m'avait bien inspiré, et m'a plongé dans une douce nostalgie. J'ai eu de nouveau envie de me raconter une histoire. Les beaux garçons sont toujours source de belles histoires. Sauf que, neuf fois sur dix, on les rencontre dans des conditions terriblement banales : un bar, un sauna, un écran d'ordinateur, la terrasse du Cox… Il y a en fait peu de romanesque dans la vie gay, comme si nous n'avions pas le temps, ou comme si n'osions pas le prendre. En fait, c'est de peur qu'il s'agit. Nous sommes des chasseurs terrifiés à l'idée que leur proie leur échappe. Alors nous sautons dessus et la dépeçons vivante avant qu'elle ne s'enfuie.

C'est pour cela que l'on écrit gay avec un y. Parce qu'être gay n'est pas toujours aussi gai qu'on croit.


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August 26, 2010

Une autruche au volant

10Hier, je me suis fait défoncer l'arrière par un Cafre d'une quarantaine d'années. Avant que vous vous excitiez, je tiens à vous préciser que non, je n'ai pas repris une activité sexuelle. En fait, c'est l'arrière de ma voiture qui a bénéficié du coup de boutoir du Cafre. Il devait regarder ailleurs, j'étais immobilisé par une voiture qui voulait tourner à gauche, il a freiné trop tard, et bang! La bagnole du mec était pliée, c'était impressionnant, surtout quand on considère le peu de dégâts subis par la mienne (pare-choc enfoncé, rien de bien grave, je vous rassure tout de suite). Mais le plus délirant, c'est que je me suis retrouvé bouleversé bien au-delà de ce que justifiait la situation. Après tout, n'est-ce pas, je n'ai pas grand chose, la voiture roule normalement, je devrais me réjouir. Mais j'ai définitivement horreur des problèmes, des incidents, des petites bricoles, des ennuis, etc. C'est à se demander ce que je fous dans la vie, ce terrain de jeux de la fatalité. Déjà que l'autre jour le rideau roulant de ma chambre est tombé en carafe et je ne peux plus l'ouvrir, ce qui n'est vraiment pas très grave… Mais bon, j'imagine que lorsqu'on est dans une merde financière noire, tout prend des proportions vite flippantes. Heureusement, le type a été correct, il a reconnu ses torts (remarquez, emboutir une voiture par l'arrière offre peu de possibilités à des versions fantaisistes), j'ai rendez-vous avec lui chez le garagiste ce matin pour régler ça à l'amiable. Il ne veut pas perdre son bonus. Et coup de bol aussi, un ami passait dans le coin et m'est venu en aide en me rappelant tout ce que je devais faire, notamment un constat. Moi, ma première envie, c'était de m'éloigner au plus vite du lieu du "drame", histoire de pouvoir le nier. Vous avez bien le bonjour de l'autruche !

J'aime bien la photo d'aujourd'hui. On pourrait s'imaginer en vacances dans une île grecque. On rentrerait chez soi, ou on irait quelque part, bref, on passerait, et on aurait pris cette ruelle par laquelle on ne passe jamais. Et là, au milieu de la ruelle, il y a ce garçon, beau comme un dieu, qui attend on ne sait quoi, peut-être que le destin lui dise ce qu'il fait là. Et vous pensez que son destin, ce pourrait être vous. Mais vous n'y croyez pas trop, vous n'avez pas vraiment une gueule de destin. Vous avez le souffle coupé, ce qui explique que vous marchiez lentement. En fait, vous voudriez continuer à marcher sans jamais avancer, vous rapprocher imperceptiblement de ce merveilleux garçon en maillot vert appuyé contre le mur blanc, que l'on devine légèrement frais grâce à l'ombre. Vous en êtes déjà malade de penser que vous allez dépasser le beau garçon en le regardant brièvement dans les yeux, puis vous allez devoir vous éloigner, le coeur battant, la poitrine déchirée, écartelé par un chagrin que vous n'aviez pas vu venir, en proie à un malheur épouvantable comme une injustice. Vous avez envie de crier, de pleurer, d'aller vous jeter dans le port. Et lui, il lui suffirait d'un sourire, d'un regard appuyé, d'un geste, d'un bonjour murmuré, il pourrait enchaîner par une question dont vous devinez que ce qui l'intéresse, ce n'est pas votre réponse, mais que vous lui répondiez, car il a envie de parler avec vous, un instant, puis de s'éloigner à votre côté, vers quelque part, à vous de décider où, mais vous seriez incapable de réfléchir, vous penseriez surtout à ses fesses sublimes gonflant son maillot vert, et aussi à son paquet prometteur que vous avez entrevu, et vous humeriez déjà son odeur d'homme jeune et beau, un mélange de sueur et de rut, et vous seriez heureux comme vous ne l'avez jamais été, vous remercieriez Dieu et les dieux, et vous auriez envie de crier, de pleurer, d'aller vous jeter dans le port. En Grèce, les histoires changent, la fatalité reste.


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