De la corrida et de l’avortement

De la corrida et de l’avortement

quel dommageRégulièrement, sur Facebook, des gens publient des pétitions contre la corrida. Je comprends que l’on n’aime pas ce genre de spectacle. Je comprends même qu’au nom de ses principes on cherche à le faire interdire. Mais pourquoi raconter n’importe quelle connerie pour tenter de renforcer sa position ? Hier, j’ai lu une pétition qui ne se contentait pas de déplorer la mort de l’animal dans l’arène, mais précisait qu’avant cela, on lui enduisait les yeux de vaseline (pour ne pas voir ses larmes couler ?), qu’on lui mettait du coton dans les narines (pour ne pas le voir saigner du nez ?) et qu’on lui plantait des aiguilles dans les couilles (pour exciter sa combativité ?). N’importe quoi. C’est étrange comme les gens qui s’opposent à une pratique ne peuvent s’empêcher d’en rajouter dans l’horreur. Les anti-corrida me font penser aux anti-IVG. Je comprends qu’ils soient contre, mais pourquoi en rajouter dans le gore ? Après tout, pour le peu que j’en sais, un accouchement aussi peut se révéler écœurant.

Je me demande combien, parmi les anti-corrida, emmènent leurs enfants au zoo. Parce que moi, les zoos, ça me débecte vraiment. Arracher des animaux à leur milieu naturel et les mettre en prison, tout ça pour que l’on puisse aller les regarder s’ennuyer à périr dans leur enclos, tout en bouffant des glaces et du pop corn, je trouve que c’est encore plus dégueulasse que la corrida. Parce qu’on n’emmène pas les enfants aux arènes. A la rigueur, je veux bien tolérer les parcs animaliers, à condition d’en réduire le nombre pour n’autoriser que ceux qui s’étendent sur une très large surface.

Il me semble qu’il y a là un combat plus profitable pour nos amis les amis des bêtes.

PS : j’aime bien les tatouages, je suis moins fan des piercings. On me permettra de regretter que ce garçon ait abusé des uns et des autres. Parce qu’il est sacrément sexy, le bougre.

 

Anne Si Claire

Anne Si Claire

jeune marlonVu hier soir sur France 2 un reportage sur Anne Sinclair. Le personnage a quelque chose de romanesque. Une petite fille (petite-fille) riche, douée, intelligente, très belle.Une ambition raisonnable mais déterminée. Un premier mari, Ivan Levaï, dont il est évident qu’il l’aime encore. Un deuxième, plus discutable, DSK. Ce type avait tout pour lui : l’intelligence, le charme, le charisme. Une femme puissante et fortunée. La réussite le réclamait à cor et à cri. Son destin tapait du pied, impatient de le voir se décider à le chevaucher enfin. Mais un gros problème sexuel. Un énorme problème sexuel, lourd, puant, moche, qui a tout gâché. Il a probablement tenté de lutiner Nafissatou Dialo. Il est presque à poil dans sa suite, entre une femme de chambre, il a une petite envie, il voit une opportunité, et rien ne peut le retenir de tenter sa chance. Pourtant, elle est plus que quelconque, la femme de chambre. Et s’il veut à tout prix tirer un coup, ce ne sont pas les escortes qui manquent à NYC. J’imagine qu’au Sofitel, à 3000 euros la chambre, on sait où en trouver. Mais non, il a juste envie de tripoter un peu, de se faire sucer si ça se trouve, rien de bien érotique, un peu comme on se branle. Lamentable.

Pendant ce temps, Anne Sinclair, droite dans ses bottes, faisant face. On ne lâche pas un homme à terre, dit-elle. Sauf que ce n’est pas la première fois qu’elle le ramasse. Une fois de plus, elle tient son rôle de femme fidèle. Sans doute amoureuse. Elle me fait penser à Françoise Giroud, qui s’est souvent éprise d’hommes qui ne la méritaient pas. Je ne sais pas si la femme est l’avenir de l’homme, mais l’homme est parfois le talon d’Achille de la femme. 

Parmi les témoins interrogés, Elisabeth Badinter. Il y a un lien évident entre elle et Anne Sinclair. Deux héritières juives qui ne se sont pas contentées d’attendre l’ouverture du testament. Deux femmes mariées à des hommes de valeur. Mais on devine qu’Elisabeth Badinter n’aurait pas toléré ce qu’Anne Sinclair a toléré. D’ailleurs, elle n’aurait jamais choisi a priori un homme comme DSK. Anne Sinclair a probablement été attirée, séduite, fascinée, par cette part sombre chez cet homme si intelligent. Elle dit qu’elle n’a rien vu, mais elle a probablement senti. Il émane sans doute de DSK un magnétisme sexuel auquel elle n’a pas pu résister. Elle a dû sentir cette emprise de la sensualité chez un homme qui aurait dû être froid, calculateur, détaché. A-t-elle senti aussi que cet homme n’atteindrait jamais les plus hautes marches du pouvoir ? Peut-être. Peut-être a-t-elle voulu y croire malgré tout, peut-être a-t-elle pensé qu’avec sa force à elle, il parviendrait à juguler ses démons et parvenir au pinacle. Elle le dira peut-être un jour, dans un livre à paraître avant sa mort. C’est une femme qui connaît le poids des mots et sait garder le silence. Ces femmes-là savent se taire. C’est ce qui rend la moindre de leurs paroles si lourde, si déterminante.

Je ne me fais pas de souci pour Anne Sinclair. En revanche,je me demande comment DSK finira. Comme le cardinal Daniélou ? Comme Félix Faure ? Comme François 1er ?  Le slip sur les chevilles, ça c’est sûr. Pas dans une position idéale pour entrer dans l’Histoire. Qu’il n’aura fait que frôler.

The Voice

The Voice

oh la laMaintenant qu’ils ne sont plus que 12 et que bientôt ils ne seront plus que 8, j’imagine que vous êtes nombreux à attendre que je me prononce au sujet de The Voice 2014. Eh bien soit, je ne vous décevrai pas. Deux remarques. Tout d’abord, je trouve la qualité générale excellente, et cela depuis les sélections. Voilà qui nous change de la Star Ac et de la Nouvelle Star (surtout celle de cette année, piteuse et lamentable). Ensuite, je trouve que sur le plan physique, il n’y a pas photo entre les filles et les mecs – et ce n’est pas le père de Dolko et d’Amaury qui parle, n’importe qui pourrait parvenir à la même conclusion – les mecs sont beaucoup plus séduisants et sexy que les filles, cette année. Je ne vous dirai pas vers qui va ma préférence, d’ailleurs j’en change souvent en fonction de la chanson, même si Frero Delavega, en plus ils sont deux, il y a tellement plus à faire en trio… Maintenant, le palmarès selon moi. Il y a un chanteur qui domine les autres par son professionnalisme et son intelligence du chant, c’est bien entendu Frero Delavega. Ils sont déjà prêts à monter sur scène seuls et à partir en tournée. D’ailleurs, je crois qu’ils ont déjà commencé. Ils peuvent aussi bien se créer un répertoire original ou adopter des chansons d’autrui, ils en feront toujours quelque chose de personnel. En plus, ce qui ne gâte rien, terriblement mignons l’un et l’autre. Ils ne gagneront peut-être pas, et au fond je l’espère, car ça leur évitera de chanter les chansons formatées que des paroliers au mètre sont déjà en train de leur préparer.

L’ennui, à ce stade de la compétition, c’est que trois des meilleurs chanteurs sont dans la même équipe : Frero Delavega, Kendji et Elodie (la meilleure des filles, et de loin, même si chez elles la compétition est moins rude; j’aime bien son petit côté Lesbos, mais l’autre soir, en robe de soirée, elle était super sexy, ça devrait faire réfléchir quelques lesbiennes radicales qui dorment même en pantalon, moi j’aurais été lesbienne je lui aurais fait aussitôt une ouverture). 

Pour gagner en finale, je vois bien Amir, oeil et voix de velours, un peu trop bellâtre à mon goût par instants, mais très beau mec quand même, une voix à faire tomber tout le monde d’accord. Je crains juste que ça ne donne rien de bien intéressant dans le futur. Peut-être devra-t-il tenter sa chance en Israël ?

Autres finalistes possibles : Charlie, mignon et attendrissant quand il chante du folk ; Maximilien, une vraie Voice originale ; Kendji, bien sûr, véritable pub pour les gens de la route, comment le regarder trente secondes sans avoir envie de lui manger les lèvres pour en faire des salades frisées ? Too cute to be gay, hélas !

Deux que j’espère voir dégager rapidement : Wesley, un gueulard de première sans la moindre nuance ; et Igit,  superficiel, truqueur, frimeur.

Donc, favori : Frero Delavega, mais encore une fois j’espère que non, ils valent bien mieux que ça. Favori de remplacement : Amir. 

Demain, nous aborderons des sujets plus légers, comme la politique sociale du gouvernement ou les ambitions territoriales de Poutine.

A Boucan-Canot

A Boucan-Canot

hétaïreAujourd’hui, à Boucan Canot, apparition d’une dizaine de jeunes athlètes, presque tous de couleur. Magnifiques garçons torse nu, parmi lesquels mon oeil exercé reconnaît aussitôt Jimmy Vicault, champion de France du 100 mètres. J’ignore si les autres sont au même niveau. Une réunion d’athlétisme a eu lieu hier à Saint-Denis, certains sportifs sont venus de métropole pour y participer. Tous ces garçons sont absolument splendides, ils le savent et prennent plaisir à se balader torse nu. Ils parlent assez bruyamment, au cas où on ne les aurait pas remarqués. Je gage que leur conversation ne doit rien avoir de passionnant. On sent bien qu’une “battle” de neurones prendrait vite fin si l’un d’eux songeait à la déclencher. Mais qu’importe : ils forment tous un merveilleux casting pour un gang bang de qualité. En tout cas, bonjour la diététique sportive : ils se régalent tous de glaces énormes.

Quand ça veut bien…

Quand ça veut bien…

drap rayéCe matin, au marché de Saint-Leu, j’ai fait une rencontre inespérée. J’étais en train d’acheter des samoussas à la dakatine sur un étal où j’ai mes habitudes quand mon regard est tombé sur l’étal d’à côté. Il n’était pas encore tout à fait fini d’installer, il était tenu par une femme, à qui un jeune homme, son fils peut-être, donnait un coup de main. Brusquement, nos regards se sont croisés. Il devait avoir une petite trentaine d’années, avec de très beaux yeux dorés comme on n’en rencontre ici que dans les Hauts où se sont accomplis des mélanges raciaux hasardeux. De jolis cheveux châtain clair légèrement bouclés, légèrement décoiffés, comme les portent les garçons qui n’ont pas de problèmes de cheveux. Un corps pas très musclé – moins que celui du garçon qui nous accompagne -, mais élégant, tonique. Un corps désinvolte, si l’on peut dire cela d’un corps. Un corps qui ne se souciait pas d’être parfait, car il savait que d’une certaine façon, il l’était. Nous nous sommes regardés pendant quelques secondes, puis la vendeuse de samoussas m’a rendu la monnaie, et quand j’ai regardé de nouveau le garçon, il me regardait encore, mais a tout de suite détourné le regard. J’ai fait le tour du marché en tentant de me convaincre que c’était une illusion, due à de trop longues années à ne rencontrer personne par hasard dans cette île. Mais pour en avoir le coeur net, je suis repassé devant l’étal voisin de l’étal de samoussas. Le garçon n’était plus là, il n’y avait plus que la femme (la mère ?) qui vendait des savons artisanaux au parfum entêtant. Je me suis éloigné, déçu, mais un peu plus loin, j’ai croisé le garçon, qui portait un carton dans lequel, très probablement, se trouvaient d’autres savons, tout aussi odorants. Nous nous sommes regardés, croisés, puis retournés, puis souri, et nous sommes revenus l’un vers l’autre. Nous avons échangé quelques mots. Il doit passer prendre un pot à la maison en fin d’après-midi.

Voilà à quoi ressemblerait ma vie si c’était moi qui l’écrivais à la place de Dieu !

Eulogie

Eulogie

baisse ton jeanIl ne m’appartient pas de parler de Gabriel Garcia Marquez. Nous n’avons jamais boxé dans la même catégorie. D’ailleurs, comparé à lui, je me demande même si j’ai boxé. Depuis que je l’ai découvert en lisant Cent ans de solitude, je ne l’ai plus lâché. Il est, avec Mario Vargas Llosa, mon auteur sud-américain préféré. Mais il est difficile de ne pas évoquer sa disparition. Qui n’en est pas une. C’est la chance formidable des vrais grands artistes. Ils ne meurent que le jour de leur mort, et dès le lendemain ils sont ressuscités, démarrant une nouvelle vie, qui sera éternelle. J’aurais aimé connaître cela. Je crois avoir commencé un jour à écrire dans cet espoir. On doit pouvoir se consoler de mourir en sachant qu’on entre ensuite dans l’éternité. Mais il n’est pas donné à beaucoup d’auteurs de devenir éternels. Et certainement pas aux Académiciens du quai Conti. Il y a une énorme différence être devenir éternel et être immortel. De toute façon, ça non plus, je n’y aurai pas droit.

Ajoutez à cela la défaite de Nadal en quart de finale à Monte-Carlo, sans rien dire de ma situation financière et sociale, et vous comprendrez que ce vendredi n’est pas un jour de fête.

Les pompes de la République

Les pompes de la République

tout beau tout simpleAquilino Morelle a le droit d’aimer passionnément les chaussures. Je connais autour de moi plusieurs garçons qui partagent cette passion. Moi-même, à une époque, je ne crachais pas sur une paire de Weston, de Brooks Brothers ou de Bowen (mes moyens financiers s’arrêtaient là). Il a aussi le droit de les faire cirer par un professionnel, même si mes amis “pompophiles” prétendent qu’un véritable amateur les cire lui-même. En même temps, une trentaine de paires à cirer deux fois par semaine, ça prend du temps sur le travail de conseiller du Président.

Donc Aquilino Morelle n’est pas coupable d’abriter en lui cette passion. Seulement, il faut toujours garder à l’esprit le contexte politique et social dans lequel on s’y livre. Laisser savoir que l’on possède trente paires de pompes alors que tant de gens ont du mal à en acheter une paire pour leurs enfants, c’est déjà limite. Mais faire venir à l’Elysée le cireur du Bon Marché, l’installer dans une pièce et le payer généreusement pour son travail, c’est maladroit. Très maladroit. Surtout quand on prétend conseiller un homme qui s’est voulu Président exemplaire. Alors d’accord, le sujet est mince, mais quand il vient se greffer à une affaire mal éclaircie de collaboration avec des laboratoires pharmaceutiques qu’on est censé contrôler… Oui, l’effet, sans être forcément désastreux, est regrettable.

Vous me direz, et vous aurez raison, cela n’est rien en comparaison d’un vieil empoisonneur qui meurt avant que la Justice n’ait pu s’occuper de lui (en même temps, atermoyer avec un vieillard de plus de 80 ans, on pourrait finir par croire que c’est un refus délibéré de le condamner). Ou de deux cents jeunes lycéens qui meurent noyés, prisonniers de leur ferry, quand tout l’équipage, capitaine compris, à l’exception d’une femme, s’en tire sans dommage. L’époque est bien finie où le capitaine sombrait avec son bâtiment. Remarquez, quand le Titanic a sombré, l’un des propriétaires de la compagnie, Lord Ismay, s’est glissé dans une chaloupe et a sauvé sa peau. Ce qui lui a valu s’être blacklisté par la bonne société anglaise jusqu’à sa mort. A cette époque, l’argent avait encore des principes et de la tenue. Contrairement à tous ces millionnaires que nous montrait  un documentaire de Spécial Investigation. Ces gens font des “battles” de champagne, pour savoir qui claquera le plus de pognon en une soirée en achetant des bouteilles millésimées et des jéroboams. Le gagnant crache plus de 500.000 euros dans la soirée. C’est une confirmation : l’argent n’a plus d’honneur.

Actrice avec CV

Actrice avec CV

stubbleJ’aime beaucoup Emmanuelle Devos. Elle n’est pas belle, mais elle a quelque chose d’indéfinissable, d’invisible parfois, qui illumine son visage. Elle n’est jamais neutre dans un rôle. Aussi modeste soit-il. Elle y apporte quelque chose en dehors de son talent. Elle est de ces actrices et de ces acteurs qui donnent un CV au personnage qu’ils interprètent. Ce que contient ce CV n’est pas toujours indispensable pour comprendre l’histoire ou définir le personnage. Mais il donne du poids à l’une et de la profondeur à l’autre. Hier, je l’ai vue dans un film qui tient entièrement sur elle, “Le temps de l’aventure”, avec Gabriel Byrne. Impeccable. Constamment sur une ligne invisible. Très dense, et pourtant d’une légèreté absolue. Elle incarnait une femme à un moment de sa vie, mais on subodorait son passé et on pouvait parier sur son avenir.

Nota Bene : depuis quelque temps, certains d’entre vous dialoguent entre eux par l’intermédiaire de ce blog. Walter s’en excusait hier. Il n’y a pas de quoi. C’est aussi à cela que sert un blog. Le mien en tout cas. Je suis un forum, un carrefour, une source jaillissante d’idées et de réflexions, la nouvelle Académie, le nouvel Institut du Gai-Savoir. Continuez à vous parler, écrivez-vous chez moi pote restant.

Hétéro et exhib

Hétéro et exhib

guidonC’est un détail que j’ai remarqué depuis assez longtemps et que chaque jour confirme : les hétéros deviennent de plus en plus narcissiques et exhibitionnistes. Il y a déjà un bon moment qu’ils ont compris qu’ils pouvaient être beaux. Ils n’ont même plus besoin du regard des gays pour cela. Il leur suffit de comparer leur corps avec celui de tous ces mecs qui inondent les magazines et les sites pour en être convaincus. Alors ils cessent de nous dissimuler les merveilles qui se cachent  sous leur chemise. Les plus timides se contentent de la déboutonner et de laisser les pans flotter au vent. Mais les plus délurés n’hésitent pas à la tomber carrément et, quand ils la renfilent, on les sent un peu tristes. Ils entreraient bien dans un restaurant ou se promèneraient bien dans la rue, pecs au vents, les abdos ciselés en bloquant de temps à autre leur respiration. Dans les stations balnéaires, c’est le grand déballage. Certains ne portent le tee-shirt que glissé dans la ceinture du short, ou même pas de tee-shirt du tout. Même à Saint-Leu, station familiale s’il en est, on croise ici ou là, dans les rues qui longent ou mènent à la plage, de jeunes couples dont le mari exhibe le résultat de sa récente inscription dans un club de gym tandis que la femme, encore un peu déformée par la naissance du nain qui vagit dans son moïse, garde sa large blouse brodée de fleurs jusqu’au dernier moment, quand elle s’allonge sur le sable. Pendant ce temps, son jeune mari éblouit le vieux pédé dégénéré qui effectue des longueurs de lagon pour tenter de rester en forme (moi) par la perfection de son anatomie en restant un long moment dans l’eau peu profonde, les mains sur les hanches.

Je ne sais pas si vous avez vu Zach Efron à je ne sais quelle remise de prix : il venait d’obtenir celui du “plus joli torse” (je ne délire pas, c’était bien la catégorie !). Comme par hasard, il portait une chemise en jean fermée par des boutons pression qu’une bimbo n’a eu aucun mal à lui enlever en un tournemain. Vous croyez qu’il aurait pris l’air gêné ? Pensez donc ! Il a commencé à exhiber son torse – parfait, j’en conviens, mais on trouve mieux à Hollywood – sous les sifflets et les applaudissements du public. Vivement qu’il y ait un prix pour le “plus beau schlong” du show-business ! On vous attend, Colin Farell et Mark Wahlberg !

Marco (2)

Marco (2)

blond tatouéJ’ai bouclé en une après-midi les quatre chapitres du premier épisode des aventures de Marco. C’est plutôt pas mal, des chapitres assez courts, écrits au présent. J’ai entamé un deuxième épisode : Marco à la plage. Je n’ai pas besoin de vous en dire plus, vous êtes tous (ou presque) déjà allés sur ce genre de plage, dont l’absence se fait cruellement sentir dans mon île.

Heureusement que je me suis lancé dans ce projet, car je commence à m’ennuyer sévère. Il paraît qu’on peut mourir d’ennui, je n’ai rien contre, mais je crains que ce ne soit très long, ça doit ressembler à mourir de vieillesse. Et je ne vois rien dans l’actualité pour me distraire. C’est vraiment dommage de penser qu’il y aurait une vie qui me conviendrait à merveille, mais que je n’ai pas les moyens de la mener. Ce doit être cela que l’on veut dire quand on prétend que la vie est mal faite.

Je commence à croire que Valls peut nous surprendre. Mélenchon me paraît de plus en plus navrant. Ce type est intelligent, cultivé et bon orateur, mais la conscience qu’il a d’avoir choisi la mauvaise case politique le rend amer. Je le voyais hier avec Besancenot au Grand Journal. L’un et l’autre sont des hommes politiques de valeur, mais celles qu’ils défendent ne les mèneront jamais au pouvoir. Quel gâchis ! Quand on pense qu’une Morano a été ministre et qu’un Harlem Désir devient secrétaire d’Etat ! La politique, c’est souvent l’art de gâcher les compétences. A tel point que je me demande comment il se fait que je ne me sois pas lancé dans cette carrière…