May 15, 2008
A propos de Philippe Besson…

J'ai découvert récemment Philippe Besson. C'est à coup sûr un écrivain. Et aussi un homme qui aime les hommes, comme le prouvent certains de ses récits. J'ai vu sa photo, il est plutôt séduisant, dans le genre intellectuel, il m'arrive d'aimer.
Philippe Besson sait écrire et il a l'art d'élaborer de plaisantes intrigues. Je viens de terminer En l'absence des hommes, son premier livre. Bonne idée de roman, bien ficelée. Sauf la fin. Je l'ai vue venirde loin et je me suis dit : Non, ce n'est pas possible, il ne va pas aller jusque là !
Il y est allé. Dans le premier livre que j'avais lu de lui, Un garçon d'Italie, j'avais trouvé la fin assez navrante, presque bâclée. Là, elle est tout simplement incongrue On dirait la fin d'un polar d'Agatha Christie qui aurait eu la flemme de se torturer la cervelle. Vraiment trop facile. Et au bout du compte sans intérêt.
Elle n'enlève rien au talent de l'auteur, qui souvent me rend envieux. Il écrit bien et il est intelligent. J'écris assez bien et je suis presque intelligent.
Mais je m'en fiche, parce que je suis sûr que mes biceps sont beaucoup plus gros que les siens, et ça, à Gym Louvre, ça fait bougrement la différence !
Bon, maintenant, je vous préviens, le torse au-dessus n'est pas le mien ! Pas même en rêve !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur A propos de Philippe Besson… »
Bonjour
j'ai lu un garçon d'italie et je ne trouve pas la fin bâclée, elle est simple comme le style d'écriture et laisse place à l'imaginaire : sait-il suicider? était-il conscient du danger en marchant ivre de médicaments sur le parapet de ce pont? non la fin n'est pas baclée. j'ai adoré le style : faire parler le défunt relève d'une prouesse a caractère agnostique, philippe est un vrai écrivain sans redondance, allant droit au but et qui décrit merveilleusement bien les sentiments.
En l'absence des hommes est surprenant , la prouesse réside je pense dans les échanges épistolaires entre les trois protagonistes et l'écriture du début du xx ème siècle est maîtrisée absolument , oui la langue française était vraiment à son équilibre : sans fioriture et toujours soutenue. La fin : Arthur le fils non reconnu de Marcel Proust ne me choque pas et je en trouve pas cela léger, après tout beaucoup d'hommes ignorent qu'ils sont pères.je viens de terminer retour chez les hommes, la suite d'en absence des hommes écrit 10 ans après: Vincent a 23 ans mais le destin semble le suivre ou c'est peut-être lui qui le cherche, en tout les cas ce livre montre avec justesse qu'il n 'y a peut-être pas de hasard dans les rencontres…