January 26, 2009

Berlusconi… chons !

Bien sûr, j'aurais pu titrer "Berlusconi… soit qui mal y pense !", mais franchement, vu le niveau d'élégance et de culture du maquereau dont l'Italie s'est dotée comme premier ministre, c'eut été donner des perles au pourceau. Pourtant, je suis d'avis qu'il faut conserver Sua Emittenza au pouvoir, car à côté de lui, notre propre président donne l'impression d'un homme mesuré, bien élevé, classieux, élégant, discret, subtil… Pourquoi croyez-vous que les jolies filles vont au bal avec la plus laide de leurs copines ?

Il y a chez beaucoup d'Italiens une classe naturelle que j'apprécie plus que tout. Je ne connais pas un autre peuple européen - les Anglais, peut-être, dans un aute style - qui possède une telle élégance, un tel charme. Aussi je ne comprends pas leur manie de se donner sans cesse à des hommes politiques qui rivalisent en abjection et en vulgarité. Il n'y a pas que le beau Silvio (je plaisante, bien sûr), ni même que le seul adorable Bénito. Mais souvenez-vous de Craxi, d'Andreotti et consorts. Quand ils ne sont pas vulgaires, ce sont des escrocs, et le plus souvent les deux. Pourtant, l'Italie, ce peut être beau comme la vitrine d'un macelleria à l'époque de Noël. La via Montenapoleone à Milan, au moment des fêtes, déploie cette vulgarité sensuelle qui fait le charme des Italiens. Seulement, leurs hommes politiques, eux, ne sont pas sensuels. Ce sont des canailles sans charme.

J'ai entendu quelques déclarations de cet évêque que le bon pape teuton va réintégrer au sein de l'Eglise. Sur un ton vaguement sceptique, il veut bien admettre que deux ou trois cent mille Juifs sont morts dans les camps de concentration pendant la guerre : quoi de plus normal, vous savez bien, l'âge, et puis aussi les courants d'air, la nourriture peu abondante (on était en guerre, tout le monde était logé à la même enseigne), et puis l'absence de chauffage, malgré les fours installés tout à côté, quelques maladies aussi, des épidémies, pourquoi le nier… Mais des chambres à gaz ? Non, mais ça va pas la tête ? Et pourquoi pas des fusillades en masse, des charniers, des fosses communes ? Allons, mon fils, il faut savoir raison garder. Pour avoir ainsi calomnié nos amis de la Waffen SS, vous me réciterez trois Pater et cinq Ave. Plus une douzaine de Heil Hitler pour faire bon poids.

A propos d'Hitler, j'ai entendu que des parents, à Jersey, avaient baptisé leur fils "Adolf Hitler". L'administration le leur a retiré. J'espère qu'on lui a changé son nom. Je suggère "Benoit Pie".

J'ai connu un jour une fille dont le père avait été une crapule fasciste de la plus belle eau : il avait prénommé son fils "Siegfried Adolf Benito Joaquim". Joaquim, pour Joaquim Primo de Rivera, un fasciste injustement oublié aujourd'hui.

Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par

Lien permanent Commenter

Laisser un commentaire