January 30, 2012

"Carnage" de Polanski

diego-raphael-dante-jorge-niccoJ'étais content de me rendre au Séchoir de Piton, hier soir, pour la reprise de la saison du ciné-club. Au programme, "Carnage", de Roman Polanski. J'avais très envie de voir le film (j'adore Jodie Foster), mais j'avais refusé d'aller le voir à Cambaie à cause de la version française.

Première déception : le film n'était pas en V.O., contrairement à ce qui se passe d'ordinaire au Séchoir. Bon, je reste quand même et je regarde. Le début m'a plu, m'a semblé prometteur. On devine que tout ne va pas se dérouler calmement entre ces deux couples, l'un venu pour excuser la conduite brutale de son fils  envers le fils de l'autre couple. Le personnage de Jodie, que l'on sent constamment au bord de la crise de nerfs (est-ce pour cette raison qu'elle se prénomme Pénélope - clin d’œil à Pedro ?), me paraissait annoncer une violence sociale excitante. Elle est venue, cette violence, mais très vite, trop vite, d'une manière quasi artificielle, comme dans "Le loup et l'agneau". Kate Winslet a été prise de vomissements - et bien sûr, elle a vomi sur l'art dont Pénélope semblait faire grand cas, puisqu'elle avait étalé sur la table basse du salon quelques ouvrages d'art et catalogues d'exposition destinés à  impressionner le visiteur et à prouver son désir de sublimation. Christoph Waltz, le mari de Kate, s'est vite révélé caricatural à l'extrême de l'avocat d'affaires au portable vissé contre l'oreille - même si son personnage était au fond plutôt amusant. Quant au mari de Pénélope - l'excellent John C. Reilly - il était, lui, au-delà de la caricature. C'était à se demander comment Pénélope avait pu l'épouser un jour. Bref, tout ce petit monde s'agitait en fonction d'un scénario assez faiblard, n'hésitant pas à user de ficelles assez grosses. On était très loin de "Art", cette autre pièce de Yasmina Réza qui m'avait beaucoup plu quand je l'avais vue au Théâtre des Champs-Elysées. J'imagine que, depuis qu'elle fréquente Sarkozy, elle est devenue manichéenne et maladroite.

Ni la pièce ni le film ne font honneur à leurs auteurs. On se demande ce que Polanski est venu faire là-dedans. Sans doute un peu de blé. Jodie et Kate, en tout cas, méritaient mieux que cette pâle resucée de "Qui a peur de Virginia Woolf ?"

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Commentaires sur "Carnage" de Polanski »

January 31, 2012

Charles @ 6:17 pm

j'ai terminé Dolce Roma. Unité de temps (une nuit), de lieu (Rome) et d'action (enfin quasiment si l'on s'attache plus à l'esprit qu'aux évènements) comme dans la tragédie classique. On est tout de même loin de Corneille (qui a fait qques entorses aux règles) ou de Racine. Mais un premier roman très prometteur et au style déjà relativement délié. Bien meilleur que le Bal des Soupirs. A 24 ans, tout de même bravo !
bonne journée sous les tropiques !

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