September 19, 2010
Chapeau bas !
Il faut savoir reconnaître la victoire de ceux que l'on n'aime pas. Par exemple, les tennismen français. Je n'en aime aucun à part Gilles Simon, et aussi un peu Llodra. Les autres, non. Mais il faut bien admettre qu'en demi-finale de la Coupe Davis, ils se sont plutôt bien débrouillés. Bon, d'accord, la Coupe Davis n'est plus qu'un tournoi de troisième catégorie que les meilleurs joueurs du monde jouent quand ils en ont envie et annulent dès qu'ils veulent se reposer un peu, mais quand même, chapeau bas !
Chapeau bas aussi à Yoann Lemaire, ce footballeur de cinquième catégorie qui fait croire à tous les médias que les malheurs qui lui arrivent sont dus à l'homophobie, alors qu'il ne les doit qu'à lui-même. Faire son coming out quand on fait partie d'une équipe (et qui plus est, d'une équipe de foot, forcément un peu homophobe sur les bords), c'est se mettre soi-même hors jeu. On ne fait pas du sport pour aller déballer sa vie privée, au risque d'embarrasser son entourage, qui n'en peut mais, et qui pâtit de l'hostilité que vous déclenchez. Il n'est nullement indispensable de dire la vérité sur soi quand elle n'a aucun rapport, ni aucun intérêt par rapport à ce que vous faites. Son coming out suivi de réactions homophobes est la meilleure chose qui soit arrivée à ce joueur médiocre, voué à l'anonymat. Aujourd'hui, il parade auprès des télévisions et des radios. Des politiciens se donnent une bonne image à bon marché en le défendant. Ils ne voient pas, ou font semblant de ne pas voir que ce n'est pas à cause de son homosexualité que ce mec s'est vu refuser sa licence par son club, mais pour avoir foutu la merde - et pour l'avoir foutue, il l'a foutue. Mais quand même, chapeau bas ! Cela lui permet aujourd'hui de se promener, son livre à la main, sous les sunlights. Même si ça me gonfle au-delà de l'écoeurement - il n'y a rien de pire que les victimes professionnelles - force m'est de reconnaître : chapeau bas !
Chapeau bas, et là avec un profond plaisir, à ce superbe mec que nous avons croisé, deux potes et moi, hier, en quittant la plage. 25/26 ans, par là, belle gueule de mec masculin, avec un corps incroyable, à la limite du culto, sa planche de surf sous le bras, une véritable apparition. Le plus drôle, c'est que le mec se baladait les yeux rivés au sol le plus souvent, comme s'il était embarrassé des regards et de l'attention qu'il soulevait. Alors que cette attention générale, il l'avait bien cherchée en développant son corps à ce point. On avait presque l'impression qu'il était devenu aussi baraqué par hasard, sans l'avoir voulu - et bien sûr, cela le rendait encore plus irrésistible. J'en suis encore tout retourné ce matin. Où vit-il que je puisse aller l'espionner tout mon saoul ?
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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