July 29, 2010
Décathlon, à fond les formes !

Les championnats d'Europe d'athlétisme, qui battent leur plein à Barcelone, nous proposent jour après jour de superbes garçons s'affrontant en diverses disciplines. Je suis étonné de constater que depuis dix ou vingt ans, la plastique et l'esthétique de ces athlètes ont considérablement évolué. Autrefois, on avait l'impression que tous les athlètes sur le stade étaient des post-adolescents tourmentés, nés du côté d'Hénin Liétard, dans une famille de mineurs qui n'avaient pas vu le jour depuis Germinal, avec un corps présentant de regrettables carences alimentaires et des épidermes approximatifs. Aujourd'hui, il y aurait de quoi composer au moins une douzaine de calendriers comme on les aime (avec une photo, comme celle d'aujourd'hui, par quinzaine) !
En revanche, je me chagrine de voir les épreuves masculines souvent interrompues ou perturbées par les épreuves féminines. Il n'y a pas un autre stade à Barcelone dans lequel on pourrait expédier les meufs ? Il ne s'agit nullement de racisme ou de misogynie. J'imagine que ceux qui aiment voir concourir les jolies femmes (notamment les lanceuses de poids ou de marteau) seraient ravis d'avoir une chaîne rien que pour eux.
Parmi tous ces beaux garçons qui se donnent bien du mal pour courir, lancer, sauter, etc., je tiens à féliciter particulièrement les décathloniens. Il y a là un vivier irremplaçable de grands mecs baraqués capables d'autre chose que de soulever la fonte dans une salle. On ne se lasse pas de voir tous ces muscles au travail. Tout en regrettant qu'ils ne gardent pas quelques forces à dépenser ensuite dans les vestiaires, sous la douche - je me demande si je ne tiens pas le sujet de mon prochain roman porno, moi.
Au triple saut, il y avait deux sauteurs français qui étaient constamment dans les bras l'un de l'autre à se faire des mamours. Les commentateurs sportifs, ces grands naïfs, nous les décrivaient comme "deux frangins". Moi, en les voyant se câliner après chaque essai, je pensais plutôt à une autre forme d'affection virile qui commence par un H. Mais bon, je ne garantis pas mon objectivité en la matière.
Puisqu'on parle de moi… Chaque soir, je suis confronté au même dilemme : prendre un demi Zolpidem, dormir sans rêver (ou sans me souvenir de mes rêves) et me réveiller d'une relative bonne humeur avant de sombrer peu à peu dans la déprime jusqu'au déjeuner quand je me mets à penser boulot et fric; ou ne pas prendre un demi Zolpidem, dormir en faisant des rêves extravagants et étrangement agréables, me réveiller avec la tête dans le sac, le coeur au bord des lèvres, avant de remonter peu à peu la pente en me disant qu'après tout je suis encore vivant.
Qui a dit que vivre, c'était choisir ? Eh bien, c'était pas la moitié d'un con !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Décathlon, à fond les formes ! »
vous avez la chance de pouvoir choisir… moi c'est insomnie à répétition (3h ou 4h par nuit) et sans possibilité de prendre un truc pour dormir… ah lala… mais j'avoue aimer faire des rêves extravagants
merci pour cette photo
Des rêves extravagants ! Mon rêve !
Moi qui suis dépressif (un gay de + 50 ans tout seul, ce n'est pas anormal) je prends un Xanax qui m'endort bien, mais selon l'alcool bu avant les rêves sont souvent extravagants, impossibles, qui laissent une humeur très déprimée au réveil…