November 9, 2009
Djimon Incest !
Hier soir, sur ciné cinémas, j'ai revu Amistad, le film de Steven Spielberg. Une sombre histoire d'esclaves et de négriers en 1839 aux Etats-Unis, avec une opposition entre tenants et adversaires de cette forme assez franche, il faut bien l'avouer, d'exploitation de l'homme par l'homme. Avec, dans le rôle de l'esclave Cinque, le sublime Djimon Hounsou. Il ne doit pas exister beaucoup de mecs plus violemment sexy et plus intensément désirables que cet acteur béninois. Une vraie bombe. Le genre à vous faire regretter l'esclavage, et tous les privilèges (officiels ou pas) attachés à cette forme de CDI. Moi, des esclaves comme ça, j'en redemande et j'emprunte au Crédit Agricole pour m'en acheter quelques-uns. J'ai déjà fait office de nègre dans ma vie d'écrivain à insuccès, mais jamais je n'ai atteint un tel profil.
Bon,alors, le fantasmatique Djimon, c'est fait, maintenant voyons le film…
C'est un scénario typiquement américain : un ancien président dénonce les entorses à la démocratie et les violations de la justice perpétrées par un autre président, une espèce de benêt ambitieux prêt à tout pour être réélu (tellement con qu'on se demande comment il a pu l'être déjà une fois… Ah mais oui, c'est vrai, le phénomène Bush Junior…). J'adore quand les Américains se critiquent eux-mêmes, d'autant qu'au moment où ils le font, on a l'impression que ceux qu'ils critiquent ne sont pas si Américains que ça. Il faut le faire, quand même. Ils devraient l'enseigner à nos réalisateurs, comme ça on pourrait enfin faire de vrais films sur la collaboration et la guerre d'Algérie - pardon, les opérations de maintien de l'ordre en Algérie.
Bon, enfin, moi je dis ça, je dis rien…
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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