February 3, 2008

Dolko m'a vider !

Depuis que j'ai envoyé à l'éditeur le fichier avec le quatrième tome de Dolko (Le dernier combat) et les corrections du tome 2 (Le triomphe du pirate (à paraître en mars, dans toutes les bonnes librairies, enfin, celles qui ne rangent pas les romans gays sur l'étagère du bas…), je me sens sec. J'ai envie d'écrire, des histoires me viennent, mais à peine ai-je enchaîné deux ou trois phrases que je reste en plan. Ce matin, dans mon lit, avant de me lever, je pensais à une histoire qui se déroulerait au Moyen-Age, avec un triste sire qui aurait fait plein de bâtards dont un qui deviendrait le héros de l'histoire, bref, un frère cadet de Dolko au temps des chateaux forts. L'idée me paraissait excitante, mais n'a pas résisté au petit-déjeuner. Je me suis dit : oh non, tu ne vas pas recommencer ça, d'abord tu n'es pas féru du Moyen-Age, il faudrait aller sur Wikipedia, et en ce moment l'internet déconne à pleins tubes à la Réunion, à cause d'un cable qui a pété en Méditerranée, entre l'Egypte et la France, un truc comme ça, je fais semblant d'y comprendre quelque chose, mais en fait rien du tout… En tout cas, en ce moment, l'internet, c'est la plaie chez nous.

Alors je me dis que je devrais reprendre "L'armoire", là il y a un vrai sujet, ça se passe un jour de pacs, et le plus vieux des deux panique tout à coup et se réfugie à l'intérieur d'une armoire, c'est plein de références à Mrs Dalloway, c'est plutôt prometteur. Mais bon, je ne sais pas, c'est toujours très dur de reprendre un livre écrit aux deux-tiers. J'aimerais du neuf. Je vais peut-être reprendre l'histoire d'Enguerrand de la Bauge et de son fils bâtard, le bel Amaury…

Si je trouvais dans ma collection un mec qui m'inspire pour Amaury, ça m'aiderait peut-être à me mettre en route… Mais voilà, j'ai remarqué un truc : quand je commence à regarder ces photos de mecs sublimes, très vite je me lasse, j'éprouve une sensation de ras-le-bol, de trop-plein… Dingue, non? Comment peut-on se lasser de regarder de très beaux mecs?… Je crois que la beauté tue la beauté, au bout d'un certain temps. J'éprouve souvent cela dans les musées, ou à la fin d'un concert de Schubert ou de Rachmaninov, ou alors quand je me promenais dans Venise ou New York, ces villes d'une beauté très homogène…

Finalement, je comprends pourquoi, à 58 ans, je peux encore me regarder dans la glace tous les matins. La beauté lasse rapidement, on s'habitue lentement à la laideur ! Ah ah ah!beautiful_luc_olivier7.jpg

Allez, quand même un beau mec pour la journée ! Et même deux pour le prix d'un ! J'aime bien cette photo, d'ailleurs, on ne sait pas si le mec du dessus va écraser le crâne de l'autre entre ses mains ou l'embrasser goulument… Peut-être les deux, mais dans quel ordre ?

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