June 28, 2008
Gay Pride ou Day Pride ?

Gregory Capra m'envoie ce matin un mail accompagné de photos prises à la Gay Pride d'hier en m'encourageant à les publier sur mon blog. Il commente en disant que la Gay Pride est une super occasion de se retrouver entre mecs musclés.
Quel aveu ! Oui, je pense que pourcertains mecs, c'est la raison primordiale d'aller défiler dans les rues de Paris, à moitié ou presque à poil, histoire de monter que les douze mois écoulés ne l'ont pas été en vain sur le plan musculaire.
On aura remarqué que je n'ai rien contre les garçons musclés. En fait, je les adore au point de les idolâtrer. Mais je préfèrerai toujours un sportif à une gym queen. Je préfèrerai toujours un garçon qui me laisse deviner qu'il est très bien foutu à un garçon qui me l'exhibe sous le nez. Je suis assez grand et assez connaisseur pour sentir qu'un garçon est musclé juste en apercevant ses avant-bras ou son cou. Je n'ai pas de besoin de le voir agiter son corps gonflé, moitié à la fonte, moitié aux stéroïdes, sur un char de carnaval.
Je déteste la Gay Pride, car elle est exactement à l'opposé de ce qu'elle prétend être. D'abord, personne n'a de raison d'être fier d'être homo. On ne peut revendiquer d'être fier que de ce que l'on a choisi d'être. Je ne connais personne qui ait choisi d'être homo. Je connais juste quelques mecs qui ont décidé de ne pas l'être, et c'est leur droit, même si je pense qu'ils ont tort. Mais pour la plupart de ceux qui assistent à la Gay Pride, il ne s'agit pas de revendiquer d'autre droit que celui de s'afficher, l'espace d'une journée, puis de retourner se taire et se terrer tous les autres jours. Il s'agit pour certains d'exhiber une anatomie qu'ils croient virile, pour d'autres de se bercer de l'illusion de vivre, pendant quelques heures, dans une société où ils sont majoritaires, pour la plupart de danser dans la rue, comme un 14 Juillet avant l'heure.
Je suis contre la Gay Pride comme je suis contre les Gay Games : je suis contre tout ce qui exclue, et encore plus lorsque la volonté de s'exclure vient de ceux en souffrent habituellement.
Je n'ai participé à la Gay Pride que pendant les quelques années où j'étais volontaire à Aides, car l'association nous demandait de lui donner de la visibilité. En général, je rejoignais le char d'Aides à l'entrée de la place de Bastille et le quittais de l'autre côté de la place, une heure plus tard. Je pouvais voir quelques bimbos, souvent brésiliennes, gigoter sur un char, le cul à l'air, semblant dire aux hétéros qui regardaient : Nous aussi, on peut être musclés et avoir l'air viril… Oui, avoir l'air, c'est exactement de ça dont il était question, dont il est question à la Gay Pride…
Franchement, pour croire que s'exhiber à la Gay Pride en short moulant et torse nu, c'est avoir l'air viril, il ne faut pas avoir beaucoup de Pride en soi !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Gay Pride ou Day Pride ? »
j s8 fou d ce mec
J'imagine que ce n'est pas de moi que vous parlez, mais du mec en photo… Je suis d'accord avec vous, il non seulement très beau de gueule et très bien foutu, d'une beauté élégante et suffisamment virile à mon sens.