April 12, 2010
Histoire de rabbins
Pour alléger un peu le sombre post d'hier, je m'en vais vous raconter mon histoire de rabbins préférée. Elle se passe lors d'un congrès de rabbins aux Etats-Unis. Un rabbin en approche un autre et lui demande: "Vous connaissez le rabbin Silverberg d'Omaha City ?" L'autre acquiesce. Le premier reprend : "Il me disait que chaque vendredi soir, pour Kabalath Shabbath, il comptait environ 250 fidèles dans sa synagogue…" L'autre réfléchit un instant et répond : "Il se trouve que l'an dernier, j'ai célébré un shabbath avec lui dans sa synagogue et je dirais qu'il y avait bien une centaine de personnes présentes…" L'autre rabbin hoche lentement la tête et murmure : "Ainsi donc, il n'exagérait pas…"
Quand deux auteurs de blogs discutent entre eux du nombre de contacts quotidiens qu'ils ont sur leur blog, cela donne une conversation assez proche de celle des deux rabbins.
J'avais un rabbin à Paris, le rabbin du MJLF, Daniel Farhi, qui était un homme exceptionnel. Intelligent, ouvert, compréhensif. J'ai eu plusieurs fois des discussions avec lui sur les droits des homosexuels. Je me souviens qu'il affirmait que les homos étaient les égaux des autres hommes, mais qu'il n'acceptait pas pour eux le droit de se marier et d'adopter. Je lui ai fait remarquer qu'il y a eu une époque où certains libéraux admettaient certains droits pour les Juifs, mais pas tous. Presque tous les droits mais pas tous, ce n'est pas l'égalité, n'est-ce pas ?
Un jour, nous rentrions en avion d'un pèlerinage à Auschwitz et pour soulager l'atmosphère, il avait raconté l'histoire de ce rabbin qui offrait aux jeunes qui faisaient leur bar-mitzwah un parapluie plutôt qu'une Bible. "Ainsi", disait-il, "je suis sûr que le parapluie, ils l'ouvriront au moins de temps en temps!"
J'ai appris par une caissière de Marché U que mon voisin d'en face, le play-boy créole, se prénommait Sully, prénom rare en dehors de la Réunion. J'aime bien qu'il ait un prénom original. Et lui, contrairement à l'autre Sully, il ne se contente pas de deux mamelles! Oh non!
A part ça, je suis allé faire un tour sur mon compte en banque juste avant d'écrire ce post, et honnêtement je me demande où je trouve la force de ne pas pleurer !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Histoire de rabbins »
Moi m'sieur, moi m'sieur je sais pourquoi tu pleures pas. Tu dois avoir ce que les anglais appellent un dry humour.
Bonjour,
comment faites vous pour être si prolixe? Vous devez être un bel orateur.Ce que je lis est interessant et dessine "véritablement" une personnalité forte sauf si c'est un leurre, une carapace forgée pour dissimuler, une autre personnalité.Quand je lis "têtu magazine ou des sites comme celui de "Zeus Antares" on peut imaginer des gens très doux, gentils, plaisants, charmants agréables voire mignon mais je suis intimmement persuadé qu'il en ait autrement.La réalité est autre…à méditer…