August 1, 2009
Impénétrable Angélique !
Toute l'Afrique du nord est en rut : Angélique vient d'arriver en Alger-la-Blanche ! Jean-Claude Pascal, maquillé comme une voiture volée, la conduit vers son maître, le roi de Mikénès (mélange de Meknès et de Mykonos ?). Là, Angélique fout le bordel dans le harem. Les favorites veulent la tuer, le roi veut la sauter, elle dit non, poliment mais fermement. Alors elle se prend une branlée bien méritée. Elle n'est pas surprise, à croire que c'est ce qu'elle cherchait. En fait, je la soupçonne de vouloir se fournir un alibi pour céder ensuite à la force brute et aveugle, dans le genre, c'est pas ma faute, Geoffrey, c'est eux qui ont rien fait qu'à insister! Elle me rappelle ce petit mec que je branlais la nuit sous la tente, quand j'étais éclaireur de France, et qui me glissait à l'oreille : "Je dors déjà, on pourrait me faire ce qu'on voudrait que ça ne me réveillerait même pas !" Moi, un peu con, et beaucoup moins pervers que lui, je me disais : chouette, quelle aubaine, j'attends encore deux minutes et je lui glisse la main sous le duvet ! Le petit mec respectait à la lettre la devise des Eclaireurs : toujours prêt ! Je me dis que sa mère devait trouver son fils bien ardent quand elle récupérait le duvet à la fin du camp.
Bon, enfin, je vous la fais courte, Angélique séduit le chef des esclaves (genre représentant syndical de la main d'oeuvre immigrée de l'époque - exactement l'inverse d'aujourd'hui !) et s'enfuit dans le désert, dans un ravissant petit pyjama, pantalon corsaire et brassière assortie, jusqu'à finir pa retrouver Geoffrey qui l'emmène en Amérique, où les Indiens tapent déjà sur leur tambour sans les mains.
A un moment, j'ai senti que le réalisateur a failli se lâcher. Quand Angélique se fait déchirer le dos à coups de fouet, j'ai bien deviné qu'il avait eu la tentation de la livrer ensuite à la chiourme. Les producteurs ont dû l'arrêter juste à temps. Du coup, pour se venger, il a bâclé la fin, mais comme ce dernier film est nul, personne n'a vu la différence.
J'ai dit dans une interview que Dolko, c'était Angélique + Emmanuelle. Je précise bien : Angélique, pas Michèle Mercier. Parce que là, c'est pour le coup que je l'aurais fait mourir à la fin du premier tome !
Le garçon d'aujourd'hui a l'air rêveur. Je trouve que ça lui va bien.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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