January 24, 2009

Je n'aime pas Gasquet mais…

… à mon avis, il ne méritait pas de perdre. Ou plutôt, c'est Gonzalez qui ne méritait pas de gagner. Seulement voilà, Gasquet, il a à peu près autant le moral qu'une femme abandonnée sans un rond sous Prozac. Même quand il paraît avoir le match en main, son adversaire conserve une chance. Neuf fois sur dix, il la saisit.

Ensuite, j'ai regardé en différé la fin du match de Nadal contre Tommy Haas avec beaucoup de décontraction et de jubilation. Décontraction, parce que je savais déjà que Nadal avait atommysé Haas. Jubilation, parce que le match était commenté par Julien Boutter, un obscur ancien pro de tennis qui n'aime pas Nadal. De temps à autre, il est obligé d'en dire du bien, mais on voit que ça lui coûte. Alors il essaie d'enrober ça, il ne peut pas s'empêcher de glisser un peu de fiel, c'est assez jouissif quand Nadal gagne.

Hier soir, j'ai vu Xavier Bertrand prononcer son discours d'investiture devant l'UMP. Il a beau faire, il ressemble surtout à un chauffeur de salle, qui attend que le patron survienne. Je ne sais pas pourquoi, quand je le regarde, je pense toujours à une savonnette. Vous savez, ces savonnettes jaunes qui sont plantées sur une barre de métal dans des toilettes publiques. Au siècle dernier, Xavier Bertrand aurait été chanoine. Dans un poulailler, il serait un chapon.

Hollywood et Tom Cruise se sont emparés de l'attentat contre Hitler en juillet 44 pour en faire un film. Ils tentent de nous faire découvrir en Von Stauffenberg un héros, véritable opposant de la première heure contre le nazisme, dégoûté par ce qu'il a appris de l'Holocauste. S'il lui a fallu attendre jusqu'en juillet 44, c'est qu'il était un peu lent, Von Stauffenberg. La vérité, c'est plus probablement qu'en juillet 44, un mois et demi après le Débarquement, les Von de la Wermacht ont compris que c'était rapé (en fait, ils le savaient depuis Stalingrad fin 42) et qu'ils valaient mieux négocier avec les Américains qu'avec les Russes (après ce que les nazis leur avaient fait, comment négocier avec eux, d'ailleurs ?). Or les Alliés n'auraient jamais négocié avec Hitler, il fallait donc s'en débarrasser. Non, désolé, Von Stauffenberg a payé pour son acte de bravoure, mais les véritables héros de l'Allemagne, c'étaient les membres du réseau berlinois Orchestre Rouge, le frère et la soeur, leur nom m'échappe pour l'instant, mais je le retrouverai et je vous le dirai, ils le méritent.

Vous avez vu les abdos de ce mec ? On pourrait les lécher pendant des heures, comme une glace au praliné ou au marron glacé. En plus, l'avantage sur la glace, c'est que les abdos, plus on les lèche, moins ils fondent !

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