July 26, 2010
Le cinéma, c'est rien que des mensonges !
Hier soir, trois épisodes des Tudors. J'ai trouvé Henry Cavill un peu décevant : il est toujours en armure, ou engoncé dans un grand manteau. En plus, il est bourrelé de remords après les massacres qu'il a dû perpétrer pour satisfaire la folie vengeresse du roi, aussi est-il peu porté sur la gaudriole. Même sa femme le boude un peu. Et comme il ne faisait pas chaud en ces temps-là en Angleterre, pas question de se tremper dans un étang (ce n'est pas comme dans mes romans, n'est-ce pas ?).
En revanche, Jonathan Rhys-Meyer, lui, malgré l'amour qu'il porte à Jane Seymour, ne se fait pas prier pour se taper quelques extras. Il a le coup de rein généreux et sportif. L'ennui, c'est qu'il a un ulcère à la jambe. Mais l'avantage, c'est que pour le soigner, il est quasiment à poil sur son lit. Les docteurs s'activent autour de lui, le font souffrir avec leur incompétence, mais lui, ça l'oblige à bloquer ses abdos, et alors ça devient très agréable à regarder. Beau ventre, JRM !
Ce n'est pas une mijaurée ni un bas bleu, Jonathan. Il ne se fait pas prier, apparemment, pour se montrer torse nu. A la moindre occasion, il se déloque ou entrouvre la chemise. Et il a raison, il a un torse superbe. Comme en plus il a une gueule super sexy, avec le regard chaud d'un mec qui adore baiser, ce sont là des scènes comme on aimerait en voir plus souvent. Il y a aussi un autre mec dont on sent que c'est un fier queutard, c'est Lord Bryan, un borgne, une espèce d'âme damnée. On m'aurait confié le scénario, j'aurais bien imaginé une scène entre ces deux-là.
Du coup, après le film, dans le genre "Dossiers de l'écran", je suis allé faire un tour sur google. Et là, j'ai été un peu déçu d'apprendre que le véritable Henry VIII n'était pas un amant inventif et infatigable comme JRM nous le fait croire. C'était plutôt le genre lapin pressé, pas de préliminaires, une douzaine de coups de reins et je remonte mon froc, vive l'Angleterre. La levrette, le triporteur de Hong Kong, le funiculaire hongrois, le trapèze malgache, toutes ces variétés, c'était pas son truc au gros. Parce que, à cause de son ulcère, il avait dû arrêter le cheval et les tournois, résilier son abonnement au Gymnase Club, licencier son préparateur physique Gregory Capra, et du coup, il pesait 136 kilos à la fin de sa vie. Comme en plus son ulcère puait la mort, sa dernière femme a fini par le tromper et il l'a faite exécuter, comme Anne Boleyn, dont elle était d'ailleurs la cousine. Il y a des trucs comme ça qui courent dans les familles. Dans la mienne, c'est le cholestérol.
Tout ça pour dire que le cinéma, eh bien ce n'est pas toujours conforme à la réalité.
Je crois que ça méritait d'être porté à votre connaissance.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Le cinéma, c'est rien que des mensonges ! »
Tu as déjà vu le portrait officiel d'Henry VIII qu'on avait dans nos livres d'histoires? C'est tout sauf bandant!
Donc ne nous plaignons pas d'avoir une belle bête de sexe dans la série!
Belle photo mais un peu courte vers le bas, on a du mal à imaginer les beaux restes.