July 22, 2010
Les escrocs de la pédale
Non, je ne fais pas allusion à ces magazines gays qui, au lieu de faire la promotion de mes romans, préfèrent délirer sur Mylène Farmer ou Lady Gaga. Je parle des commentateurs sportifs du Tour de France. Depuis trois jours, ils nous bassinent avec ces fameuses étapes des Pyrénées, qui vont donner lieu, ils nous le promettent, à des empoignades homériques entre les meilleurs, et notamment entre Contador et Schleck. Résultat ? Un coup d'épée dans l'eau. En trois étapes, le seul événement un peu digne d'intérêt, ce fut le saut de chaîne de Schleck, dont Contador a profité sans que, à mon avis, on puisse le lui reprocher. Un sprinter ne va pas s'arrêter parce que le mec dans le couloir d'à côté se casse la gueule dans son couloir. Au tennis, quand l'un des joueurs s'aperçoit que l'autre a des crampes, il n'hésite pas à le faire courir, histoire de l'achever. C'est la loi du sport, mon chéri, et c'est pas loin de la loi de la jungle. Mais au moins, dans la jungle, il se passe quelque chose. Aujourd'hui, dans la montée du Tourmalet, Virenque et les autres se sont donné un mal de chien pour nous tenir en haleine, nous promettant des attaques en série pendant les 20 kilomètres de la montée. Au final, il y a eu une attaque de Schleck, contrée par Contador, puis quand ils ont été tout seuls, une attaque de Contador, contrée par Schleck. Sur la ligne d'arrivée, pas même une seconde d'écart. L'Espagnol a laissé gagner le Luxembourgeois pour se faire pardonner son démarrage de l'autre jour. Toujours 8 secondes d'écart au général. Le Tour est bouclé. Les commentateurs vous disent que non, mais moi, le seul coup de théâtre que je peux imaginer, c'est un saut de chaîne chez Contador pendant le contre la montre.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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