September 27, 2010
Les slips de mon voisin

Ce beau garçon n'est pas un beau garçon comme les autres, comme tous ceux qui, jour après jour, illustrent de leur beauté virile et radieuse mes commentaires plus ou moins intéressants. Lui, je le connais. Enfin, presque. Je connais sa mère. Enfin, presque. C'est une amie Facebook. Je ne me souviens plus pourquoi ni comment nous sommes devenus amis, elle et moi. Peut-être a-t-elle été éblouie par la lecture de ce blog ? Peut-être est-elle déchirée d'admiration pour mes livres ? Ou alors, ayant vu ma photo, elle a pensé : comme j'aimerais que Maximilien lui ressemble un jour… Hein, quoi ? Vous ne croyez pas trop à la troisième possibilité ? Pour être franc, moi non plus, et j'espère sincèrement que Maximilien s'en sortira mieux que moi. Ce qui m'émeut chez ce garçon, c'est qu'il est vrai, authentique. Il a une histoire, une origine, un contexte. Contrairement aux milliers de beaux mecs dont j'ai volé la photo ici ou là, sur des sites de bomecs le plus souvent, celle de Maximilien m'est arrivée par Facebook, où sa mère avait choisi de la publier. On la comprend. Il y a de quoi être fière d'avoir mis au monde et laissé grandir un aussi beau gaillard (avez-vous remarqué son nombril en forme de doughnut, ou plutôt de ces petits bonbons blancs à la menthe avec un trou au milieu ? on y boirait du champagne jusqu'à l'aube…).
Maximilien a 25 ans et s'il est en photo aujourd'hui ici, c'est parce qu'il a accepté. Je le lui ai demandé gentiment et il a répondu de même. Je crois qu'il est mannequin, en tout cas il pose pour des photos, notamment pour ce photographe dont je vous ai parlé plusieurs fois, Lionel André, un homme qui photographie les beaux garçons comme ils doivent l'être, avec simplicité, avec naturel, avec virilité et avec pureté.
Je vous ai déjà parlé aussi d'un nouveau voisin que j'ai. Un beau garçon que je n'ai vu qu'une seule fois pour l'heure. Pourtant, désormais, je prends l'escalier de droite pour m'offrir une chance de le voir. Mais tout ce qu'il m'est donné d'apercevoir, ce sont ses sous-vêtements qui sèchent dans le jardinet. Il a des slips très spectaculaires, de couleurs vives, avec une de ces larges ceintures caoutchoutées, comme les CK ou les D&G. Je rêve en les regardant. Je l'imagine. Je le fantasme. Si vous trouvez cela pervers ou triste, c'est que vous n'avez décidément rien compris à la beauté des garçons, et aux plaisirs simples que l'on peut trouver à les regarder, à les aimer de loin, sans leur parler. Un beau garçon est beau jusque dans son absence. Il est présent dans le vide qu'il laisse et que ces sous-vêtements suggèrent. Il est présent dans la façon dont ses amis parlent de lui. Il y prend de la profondeur. Comme Maximilien en prend d'être le fils de Patricia et d'avoir croisé mon chemin précédé par sa mère. Il n'est pas qu'un beau garçon, il est aussi un fils (et accessoirement le petit ami d'une fille, alors arrêtez de rêver, les mecs !), et cela le rend rare.
Demain, s'il accepte, je vous montrerai une photo de Jonathan, un nouvel ami Facebook que j'ai, un autre beau garçon, ami de Maximilien, qui habite Toulon, comme lui, et qui pose pour des photographes, comme lui. S'il accepte. Et si vous êtes sages.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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