Biographie arrangée de Jean-Paul Tapie

IMG_6241_redimensionner.JPGJe suis né à Bordeaux dans une famille de la petite bourgeoisie, des artisans-commerçants en quincaillerie, une famille assez médiocre dans l’ensemble, ce qui explique sans doute que je sois un type aussi ordinaire.

J’ai eu une enfance plutôt heureuse. C’est l’adolescence qui a foiré. A 15 ans, j’étais folle et tout le monde se foutait de ma gueule. J’ai raconté ça dans Le goûter d’anniversaire. Je viens d’écrire une deuxième version de cette histoire, car je n’étais pas absolument satisfait de la première. Le livre sortira en 2008. Il s’intitulera Ils m’appelaient Fanchette.

Finalement, c’est Israël qui m’a sauvé. J’y suis parti en 1970 et j’y suis resté un an, à travailler dans des kibboutzim, à y apprendre l’hébreu, à panser mes plaies et à m’inventer un nouvel avenir.

De 17 à 24 ans, je n’ai couché qu’avec des filles. Comme je n’étais pas complètement moche et que je passais pour un garçon drôle, j’ai eu pas mal de succès. Au bout du compte, j’ai eu plus de maîtresses qu’au moins les trois-quarts des hétéros. Ce qui me permet de leur dire de fermer leur gueule lorsqu’ils croient pouvoir s’apitoyer sur ‘ces pauvres homos qui ne connaîtront jamais le plaisir d’être avec une fille !’ Si, Ducon, je connais, et crois-moi, ça vaut pas un beau mec baraqué et bien membré !

A 24 ans, j’ai eu mon premier mec – je compte pour rien les expériences honteuses de touche-pipi qui l’ont précédé. Il était américain, il se prénommait John, il avait 26 ans, de très beaux yeux verts. Je l’ai rencontré dans un dîner, il m’a honteusement dragué, il m’a ramené chez moi et après avoir joui, je n’avais pas envie qu’il s’en aille.

Après ça, il y a eu quelques centaines, voire quelques milliers de mecs. Je dirai entre 2000 et 2500. Je sais, ce n’est pas énorme pour un mec de mon âge, mais je suis plutôt difficile et exigeant sans pour autant être une bombe moi-même. Si j’avais été vraiment beau, je crois que j’aurais pu dépasser les 5000. Ce sera pour une autre vie !

La parution de mon premier roman, Dolce Roma, en 1974, marque le début de mon acceptation de mon homosexualité et de mon épanouissement personnel.

Pendant les années qui suivent, déçu par l'échec de mon premier, puis de mon deuxième roman (Le bal des soupirs, 1982), je me consacre très intensément à la recherche du plaisir et à l'exploration de mes fantasmes. Ce n'est qu'en 1996 que j'écris mon troisième roman, Le désir du cannibale. A partir de là, j'écris et je publie au moins un livre par an, toujours avec le même insuccès, à l'exception de Dix petits phoques, en 1998. Je me décris comme un auteur de "worst sellers".

En 2000, je pars m'installer à la Réunion, où je vis toujours. Cette installation est la plus grande connerie de ma vie" mais je ne regrette pas de l'avoir faite.

En dehors de la littérature et du plaisir, j'ai consacré une grande partie de ma vie au sport: ski nautique, parachutisme, course à pied, course de montagne, escalade, randonnée, musculation.
 

Mes Romans Parus :

* 1974 : Dolce Roma (Grasset)
* 1982 : Le Bal des soupirs (La Table Ronde)
* 1996 : Le Désir du cannibale (Robert Laffont)
* 1998 : Dix petits phoques(H&O)
* 1999 : Le Fils de Jean (Gallimard)
* 2000 : Le goûter d'anniversaire(Stanké)
* 2001 : Putain de Roche Ecrite! (nouvelle - Orphie)
* 2002 : Le cirque de la solitude (H&O)
* 2003 : L'Arbre du voyageur (Orphie)
* 2004 : Le garçon qui voulait être Juif (H&O)
* 2005 : Un goût de cendres (H&O)
* 2006 : Le Chasseur d'antilopes (H&O)
* 2007 : Dolko, Tome 1, L'odyssée de l'esclave" (H&O)

Sous le pseudonyme de Zaïn Gadol :

* Juste pour une nuit (H&O)
* Furia Corsica (H&O)
* Corps d'Elite (H&O)
 

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