August 31, 2011
Macé-Scaron, synonyme de Copié-Collé ?
Tout d'abord, puisque vous me le demandez avec insistance, oui, mon tour du Queyras s'est bien passé. Bon, à mon avis, l'érosion n'a pas suffisamment fait son travail et certains cols sont encore un peu trop hauts à mon goût. J'ai peiné dans les montées, même si, au final, mon pote Manu et moi avons bien éclaté les temps de passage donnés par le topoguide. Très belle randonnée, donc, de superbes paysages, un temps idéal à part le deuxième jour, des gîtes à peu près accueillants et sympathiques. Hormis un groupe d'Anglophones très sympas au refuge Agnel, rien d'excitant, ou même de simplement plaisant à rapporter. Les randonneurs ne se recrutent ni dans la tranche la plus jeune de la population, ni dans la catégorie la plus sexy. Pour cela, il a fallu attendre le retour, deux bombes lacrymogènes (autrement dit, deux très beaux mecs qui vous font pleurer rien qu'à les regarder) dans notre wagon du TGV entre Valence et Paris, deux militaires, je suppose, bien qu'un peu trop raffinés et taillés pour faire partie de cette population, ou alors dans certains commandos d'élite. A signaler aussi, juste sous nos yeux, un petit mec qui s'en revenait des JMJ et qui avait dû provoquer bien des pensées moites et coupables chez les jeunes filles et bien des bandaisons diaboliques sous les soutanes.
Bon, alors, et l'ami Macé-Scaron dans tout ça, on y vient, oui ou non, êtes-vous sur le point de me dire ? J'ai écrit ici ce que je pensais de ce garçon, plutôt sympa, presque attachant, mais relativement incompétent et je-m'en-foutiste. Ce qui lui arrive le prouve : je ne pense pas qu'il soit un plagiaire, en tout cas pas un vrai. Comme dit un ami, c'est un paresseux, le genre qui ne se relit pas, qui ne corrige pas les fautes et oublie de citer ses emprunts. J'avais déjà noté que son roman était bâclé, vite écrit, mal conçu. Indigne d'un éditeur comme Grasset (qui a quand même eu l'insigne honneur de publier mon premier roman, dois-je le rappeler ?) et du rédacteur en chef du Magazine Littéraire. Je me demande où sont aujourd'hui tous les journalistes complaisants qui, hier, disaient du bien dans leurs colonnes de cette oeuvre sans grand envergure. Probablement là où se trouvaient hier ceux qui, aujourd'hui, tirent sur le malheureux JMS à boulets rouges. Les journalistes français ne sont pas réputés pour leur courage, et ce ne sont pas les journalistes culturels qui rattrapperont le niveau. Moi, il me ferait presque pitié, le pauvre Joseph, en ce moment. Pensez donc : la même année, il se fait piquer en flagrant délit de copiage (ce qu'il appelle - avec ou sans humour, je l'ignore - de l'intertextualité) et il se voit retourner avec un refus sa demande d'amitié avec moi sur Facebook. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort : JMS sortira peut-être renforcé de cette double épreuve. D'ailleurs, il s'en sortira. Les Français sont connus pour cela, ils n'ont que très peu de principes; dans six mois, on aura, sinon oublié, en tout cas pardonné cette lamentable affaire. Et alors, JMS fera semblant de croire qu'il n'est coupable de rien, comme il a fait semblant de croire, pendant des mois, qu'il méritait les éloges et les couronnes de lauriers dont on honorait son petit livre.
Pafois, il m'arrive de penser qu'il n'y a plus qu'Eva Joly et moi pour avoir encore des principes et de la vertu dans ce pays !
Classé sous Blog, Blog de Jean-Paul Tapie par admin
Commentaires sur Macé-Scaron, synonyme de Copié-Collé ? »
Bonjour Jean-Paul,
A propos de Scaron, je vous suggère de visionner la chronique suivante de Gérard Collard (enregistrée avant l'affaire du plagiat) :
http://www.youtube.com/watch?v=y2N7IyANQqA