September 29, 2010

Mes trop sexuels

maximilien-di-maggioJe ne résiste pas, puisqu'il m'y a autorisé, à vous offrir cette autre photo du jeune et craquant Maximilien. Maximilien aime les filles, mais apparemment, c'est ce qu'on appelle un métrosexuel, nouvelle catégorie d'hommes illustrés par David Beckham et Cristiano Ronaldo. En dehors du plaisir qu'il y a à regarder de tels garçons, je pense que c'est par eux que se produira - ou même, qu'est en train de se produire - la réconciliation entre hétéros et homos. Elle passera par la connivence entre les métrosexuels et cette frange des homos qui ne considèrent pas les hétéros comme des ennemis, qui ne font pas de la gaytitude le nec plus ultra de la sophistication et de la sensualité, qui ne sont pas particulièrement fiers d'être homos mais qui s'en arrangent convenablement. Vous l'avez bien compris, je considère que je fais partie de cette frange. D'ailleurs, mon site le prouve qui, à longueur d'années, met en scène des garçons dont je me moque de savoir s'ils sont gays ou non. Les métrosexuels aiment qu'on les regarde et cela ne les dérange pas que leurs admirateurs se recrutent aussi chez les gays. Ils ne se sentent pas diminués dans leur virilité, ni insultés dans leur nature. Ils jouent même parfois de leur séduction avec un brin de perversité - mais que serait la beauté sans la perversité ? Un don qui ne comblerait personne.

J'imagine que l'admiration sincère et manifeste de certains gays doit faire frissonner à l'occasion ces beaux garçons hétéros. Ce doit être une impression étrange, pour un prédateur, d'avoir soudain la sensation d'être une proie. Un gay ne regardera jamais un métrosexuel comme une fille le fera. Chez la fille, il y aura un désir de se laisser conquérir, chez le gay un désir de conquérir. Un métrosexuel risque de se sentir un peu égaré entre ces désirs, sinon contraires, du moins différents. Mais je leur fais confiance, celui qui possède la beauté et le sait possède aussi un atout déterminant. Un métrosexuel peut même se permettre de laisser naître chez le gay un espoir auquel celui-ci ne croira jamais tout à fait - mais il ne croira non plus jamais tout à fait le contraire, et c'est dans ce doute permanent que s'installe la complicité tacite de l'un et de l'autre.

Métrosexuels, je vous désire, je ne vous aurai jamais, mais je ne vous en aime pas moins !


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