August 30, 2010
Musso contre l'incontinence urinaire !
Hier soir, je suis remonté au Séchoir, car la saison de cinéma a repris. On donnait "Tournée", de Matthieu Amalric. J'aime bien cet acteur, même s'il n'est pas beau, même s'il semble un peu fou et s'il a un côté un peu crade. Je lui trouve un talent très varié, une aptitude à jouer plein de rôles très différents. Il doit être très inspirant pour un metteur en scène.
Bon, là, le metteur en scène, c'est lui. J'avoue avoir été un peu déçu par ce film, dont j'attendais davantage, sans bien savoir quoi. Pourtant, le scénario est original, ou du moins son contexte, car j'ai trouvé l'action parfois un peu embrouillée, les motivations des personnages pas très claires, à la limite du : débrouille-toi, ami spectateur, pour connecter entre eux les points que je t'indique. Mais il y a ici et là des scènes attachantes, pleines de sens. Bon, ça change un peu des histoires d'avocat marié à une dentiste et amant d'une architecte mariée à un haut fonctionnaire, chaque couple dans son 160 mètres carrés avec ses adorables bambins et leur golden retriever.
Autrement, je n'ai pas grand chose à vous raconter, sinon que par instants l'angoisse se saisit de moi. Cela se produit vers le soir, quand je me rends compte que les programmes télé sont nases, que je n'ai même pas de quoi me distraire pendant une heure ou deux avant de me demander si je vais, ce soir, prendre ou non un demi-Zolpidem - en général, je le prends. Pour l'instant, je lis un roman plutôt intéressant, "Le touriste", d'Olen je ne sais plus qui, un nom allemand. Une histoire d'agents de la CIA. L'ennui, c'est qu'il faut s'accrocher en permanence, relire parfois le même paragraphe deux ou trois fois pour être sûr d'avoir bien compris. Je suis souvent saisi par la complexité de certaines trames, de certains scénarii. Je ne sais pas si je deviens con avec l'âge, ou de plus en plus con, mais parfois j'ai du mal. J'ai déjà renoncé à regarder les films d'anticipation, je sens que bientôt que je vais renoncer aussi aux thrillers. En fait, plus on vieillit, plus on a de goût pour le pré-maché. A partir d'un certain âge, vient le temps des romans de Musso et des couches Confiance. Si la vie était bien faite, les romans de Musso seraient imprimés sur un papier super absorbant.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Laisser un commentaire