April 24, 2009

Otages au désespoir…

zebatlas143J'admets que ce ne doit pas être très agréable de se retrouver enfermé dans son bureau ou son usine, que l'on soit patron ou cadre sup, et devoir y rester pendant 24 heures, entouré d'ouvriers ou d'employés hostiles. Mais bon, à part quelques invectives et autres noms d'oiseaux, je n'ai pas entendu dire que ces gens aient été victimes de violences physiques, autre que celle de devoir passer la nuit sur un lit de camp. Donc, j'admets que ce n'est pas agréable, mais qu'est-ce que c'est en comparaison de jours, de semaines, de mois, voire d'années de chômage , de problèmes de fin de mois, de crédits que l'on ne peut plus payer ? Bon sang, ces ouvriers et ces employés, eux aussi, sont pris en otages. On leur a seriné que leur travail, c'est leur vie, et c'est pourquoi ils doivent lui donner tout ce qu'ils ont dans le ventre. Puis un jour, pour satisfaire des gloutons repus qui trouvent qu'ils n'ont pas assz d'argent comme ça, on ferme l'usine, on délocalise, et on abandonne ces gens prisonniers du chômage. C'est une autre violence, croyez-moi, de devoir priver les siens du nécessaire parce qu'on n'a plus un rond, surtout comparé à quelques heures de confinement, de tournage en rond et de sandwichs jambon-beurre ! Ce qui n'empêche pas 4 cadres de Caterpillar (encouragés par qui ?) de porter plainte auprès de la justice. Ni nos délicieux hommes politiques de mettre leur bouche en cul de poule pour nous dire que cette violence n'a pas sa place dans le monde du travail. La violence du chômage et de la trahison, elle, on n'en parle pas. Sans doute parce qu'elle coule de soi.

En attendant, moi, je séquestrerais bien Zeb Atlas (notre ami d'aujourd'hui), mais si c'est pour qu'il me fasse un procès ensuite, non merci !

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