March 1, 2010
J'ai tué ma mère
Non, il ne s'agit pas d'un aveu tardif, le genre que l'on fait juste avant de mourir, avant d'affronter la justice de Dieu après avoir échappé à la justice des hommes… (Putain, il y a des jours où je me dis que je devrais écrire des romans, moi !) Bien que, d'une certaine manière, on tue tous un peu notre mère. Déjà, en venant au monde. Puis en y restant. Quand je pense à la façon dont j'ai traité la mienne, surtout vers la fin, je me réjouis de n'avoir pas d'enfants susceptibles de la venger quand mon tour viendra d'être vieux (comment ça, c'est déjà le cas ?).
Non, en fait, je fais allusion à un film que j'ai vu hier soir au ciné-club de Piton Saint-Leu. Un film canadien, de et avec Xavier Dolan. Au début, j'ai eu du mal à croire, en regardant le générique de fin, que l'acteur principal était aussi le réalisateur, car dans l'histoire le héros a 17 ans, et Xavier Dolan est assez crédible dans cette hypothèse. Pourtant, oui, il s'agit bien du même. Déjà, chapeau pour un mec de 20 ans, d'être à la fois producteur, réalisateur et acteur principal d'un film qui n'a pas forcément l'air d'être tourné avec un téléphone portable.
Au début, quand j'ai vu le mec, je l'ai tout de suite rangé dans la catégorie "tapiole hystérique et exaspérante". Puis je me suis rendu compte qu'il avait de jolis yeux, un joli regard et une jolie bouche. Puis de jolis cheveux. Et qu'il n'était pas si tapiole que ça. En fait, j'ai fini par le trouver rapidement très beau. D'une beauté émouvante et troublante. Une beauté qui s'impose doucement est toujours plus renversante qu'une beauté qui vous saute à la gueule.
Bon, il y a sûrement des petites erreurs dans ce film - au fond, la mère n'est pas si horrible que ça et on ne peut considérer comme un crime d'avoir mauvais goût dans le choix de ses fringues et de sa décoration d'appartement. Mais Xavier Dolan est vraiment épatant en fils enragé.Et puis, j'adore quand un film canadien a besoin d'être sous-titré, tellement le débit des comédiens est incompréhensible. Par moments, je croyais regarder les "Têtes à claques" !
Je n'ai qu'un conseil à donner au jeune Xavier : va un peu à la gym, mon garçon, entre deux films, ça ne te fera pas de mal… Mais il n'est pas nécessaire non plus de chercher à ressembler à Myles Hannaman, qui nous accompagne aujourd'hui, ce qui n'est pas la première fois. Mais qui oserait s'en plaindre ?
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
J'ai vu hier le film de Clint Eastwood, "Invictus". Je ne vais pas faire la fine bouche et bouder mon plaisir, mais bon, il faut reconnaître que le film a un côté didactique un peu lourd. Notamment la fin, bien sûr. Tout le monde semble réconcilié et l'Afrique du sud multiraciale s'en va joyeuse par les chemins qui conduisent aux lendemains qui chantent, prenez la troisième à gauche et ensuite c'est tout droit. On finirait presque par croire que l'humanité peut être généreuse et noble.
Je n'ai toujours rien
Je n'ai rien d'intéressant ou de drôle à dire aujourd'hui, mais je tenais à ce que vous le sachiez.



Je plaisante souvent au sujet de Dieu qui choisit de faire écrouler ses églises sur la tête de ses fidèles en prière. Il faut cependant reconnaître que c'est assez facile, car il y a toujours un peu de monde en permanence dans les églises : vieilles bigotes, âmes solitaires, visite organisée… Tandis que, dans une mosquée, comme dans une synagogue, il faut viser juste. Il n'y a pas toujours du monde.