January 1, 2012
Pour en finir avec Sarkozy
En baguenaudant d'un blog à l'autre, j'ai pu constater que nombre de d'entre vous avouent clairement leur désir de voir décamper Sarkozy. Je ne me permettrai pas de juger, encore moins de condamner, une telle hostilité, qui frise par moments l'agressivité, voire la haine, mais j'aimerais attirer votre attention sur une conséquence que vous n'avez pas forcément mesurée : se séparer de Sarkozy, c'est aussi se priver de gens de qualité, qui depuis cinq ans nous accompagnent et transforment notre vie en une épopée échevelée. Je pense d'abord bien sûr - honneur aux dames - à Nadine Morano, dont la subtilité et le sens de la mesure ont donné au débat politique une intensité nouvelle, principalement sonore. Je pense à Henri Guaino, dont les clins d’œil taquins - à tel point qu'on pourrait croire à un tic - agrémentent toujours, quand il passe régulièrement au Grand Journal, des interventions d'une finesse et d'une clarté qui nous ouvrent la porte des secrets les mieux gardés de la République. Je pense à Estrosi, à Châtel, à Bertrand, à Brunel à tant d'autres (qu'ils me pardonnent de ne pas les nommer, ils sont si nombreux!) - figures de proue d'une pensée philosophique qui n'a pas besoin de longues phrases pour s'exprimer finement. Je pense à Frédéric et Lefèvre, à Zadig et Voltaire, à Jean-Jacques et Rousseau, à Blaise et à Pascal. Je pense à Jean Sarkozy, vibrante illustration du fameux vers de Corneille, que son père aime à citer à tout propos : "La valeur n'attend pas le nombre des années!" Je pense à Claude Guéant, dont la rigueur morale et l'amour constant, quasi maladif, de son prochain nous ont donné mille exemples de cette France, patrie des droits de l'homme, mère accueillante de ceux qui souffrent, terre d'asile des exilés et des nomades, qui nous fait chaque jour un peu plus honneur.
Je pourrais continuer longtemps, je ne ferais qu'apporter de nouvelles preuves à ma démonstration : se séparer de Sarkozy, c'est s'amputer de tout un personnel politique dont la France n'avait pas connu l'exemple depuis 1940. Alors, avant d'aller glisser dans l'urne un bulletin qui risquerait d'avoir pour conséquence de refuser à Sarkozy un deuxième mandat, je vous demande de bien réfléchir. Car je le connais bien, si vous l'humiliez, il ne reviendra pas, et les autres non plus. Ils seront perdus pour nous à jamais.
Alors cogitez !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Pour en finir avec Sarkozy »
bon comme je n'ai aucune conscience politique, j'crois que je vais finir par vous donner ma voix ! dommage car si Sarko est ré-élu j'ai une copine qui est en passe d'être au moins secrétaire d'Etat mais comme vous avez la dent dure je ne donnerai que ses initiales VRD :-)!