September 4, 2010

Une nouvelle bombe dans mon immeuble

bbplage02Je rassure tout de suite les trois ou quatre parmi les lecteurs de ce blog qui s'inquièteraient un peu pour moi : non, aucun terroriste n'a déposé d'engin explosif dans ma résidence. La nouvelle bombe en question loge au quatrième étage, côté droit en descendant - et côté gauche en montant, comme quoi la vie est bien faite. C'est un mec blond, avec de beaux cheveux, une très belle gueule (j'ai pas vu les yeux, il portait des lunettes noires, mais ils sont forcément beaux aussi) et très bien foutu, de jolis biceps émergeaient des manches du tee-shirt. Il m'a dit bonjour, j'ai senti qu'il avait envie d'aller plus loin, de savoir qui j'étais vraiment, d'en savoir encore plus sur ce beau faux quinquagénaire qui grimpait alertement les escaliers son filet de provisions à la main, de m'accompagner jusque chez moi et plus si affinités, mais comme sa femme et son enfant étaient là, il s'est finalement contenté de me saluer de la tête. C'est le genre de beau mec que les filles et les garçons sensibles décrivent comme "un garçon formidable" (c'est comme ça qu'elles qualifient le flux humide qui les inonde quand elles voient de beaux garçons : formidable) et le genre de beau mec que les types, hétéros et homos professionnels dans mon genre, trouvent insupportable, tête à claque, crétin. Le genre de mec qui n'a jamais le slip ou le caleçon tâché de jaune ou de marron, le genre qui n'a jamais un bout de persil coincé entre deux dents, le genre qui ne pète pas intempestivement en se penchant brusquement en avant, le genre qui n'a pas une couille qui sort du short quand il écarte les cuisses, bon, bref, vous voyez le genre. Un peu le mec de la photo, oui.

En répondant à un copain lecteur de mon blog au sujet du post sur Eva Joly, j'ai écrit deux ou trois choses presque intelligentes dont je vous ferai profiter demain. Je me suis rendu compte que l'intelligence, c'est comme la bonté et le poppers : ça a quelque chose d'enivrant quand on n'a pas l'habitude de pratiquer. D'enivrant, mais aussi d'un peu inquiétant. Rassurez-vous, je sais en user avec modération !


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