March 5, 2010
Vu à la télé
Un fidèle lecteur me fait remarquer que je n'ai pas commenté la première émission de la Nouvelle Star. C'est vrai, j'ai oublié. Sans doute parce que ça a un côté répétitif année après année. En plus, je n'aime guère l'étape des sélections, où l'on nous impose de longs reportages sur l'un ou l'autre, des reportages qui ressemblent étrangement à ceux des années passées. Je préfèrerais qu'on nous montre de bons candidats susceptibles d'aller loin dans le jeu, alors que nous n'avons droit en général qu'à quelques images. On nous a bassinés pendant 15 minutes avec une malheureuse coiffeuse fan de Lara Fabian, dont on devinait tout de suite qu'elle allait se faire étendre par le jury, et sans ménagement qui plus est, alors que la pauvresse n'avait pas une vilaine voix, juste du mauvais goût, mais sans être aussi piteuse et pitoyable que Cindy Sanders.
J'ai vu un reportage très intéressant sur ce qu'on appelle les "Eco-barons", des milliardaires qui consacrent une grande partie de leur fortune à tenter de sauver ce qu'ils peuvent de la planète, notamment en achetant des hectares de forêts ou de terres menacées. Il y avait parmi eux une Américaine assez fascinante, le genre hippy qui avait quitté la Californie avec 3000 dollars en poche pour s'installer avec son mec dans une cabane au coeur de la forêt du Maine, sans eau ni électricité, et qui, pour gagner sa vie, vendait des bougies parfumées. De là, elle est passée à une ligne de cosmétiques fabriqués à partir de produits naturels, ça a pas mal marché, et quand elle a revendu sa boîte, elle a empoché 400 millions de dollars. J'avoue que des milliardaires comme ça me fascinent plus que les traders sans scrupules de Wall Street, les banquiers escrocs d'un peu partout, ou même les Arnaud Lagardère et les Vincent Bolloré. On devine chez eux une espèce de fatalité de la fortune : ces gens seraient devenus riches quoi qu'ils fassent, et sans avoir besoin de baiser leur prochain dans ce but.
Je ne raffole pas des séries qui vous obligent à vous carrer devant votre poste régulièrement chaque semaine. Mais depuis quinze jours, j'ai découvert Dexter et j'avoue que je suis assez sensible au charme discret et au sex appeal innocent du héros, Michael C. Hall. Et puis, l'idée du tueur en série qui tue des tueurs en série, je trouve ça assez brillant.
J'ai mis notre jeune ami du jour au piquet car il s'est montré naughty naughty cette nuit… Dans mes rêves, en tout cas.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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